Manifestation de ce 28 janvier. Photo : Liesbeth.

La manifestation à l’initiative de la FGTB ce 28 janvier fut un succès. En mobilisant environ 20.000 personnes, les affiliés de la FGTB ont démontré qu’ils veulent se battre pour la sécurité sociale. Autour de nous, les déficits sociaux nous assaillent de toutes parts, tout particulièrement à la suite de la dernière législature, durant laquelle le gouvernement Michel a mis les bouchées doubles. Quel que soit le nouveau gouvernement fédéral, le système de sécurité sociale est en danger. A politique inchangée, le déficit de la sécurité sociale s’élèvera à plus de 6 milliards d’euros !

La sécurité sociale a été imposée par la lutte acharnée du mouvement ouvrier. Ce n’est que lorsque les capitalistes et leurs représentants politiques ont craint pour la survie de leur système et donc de leurs profits que de réelles concessions ont pu être arrachées. Pour mettre les capitalistes à genoux, nous ne pouvons compter que sur notre propre force et surtout celle de notre nombre et de notre place au cœur du processus de production : sans notre travail, tout rien ne tourne !

Il était donc important d’occuper les rues aujourd’hui. Pour l’instant, il ne s’agit encore que de la seule FGTB, mais la sécurité sociale concerne tous les travailleurs et leurs familles. Nous ne pouvons accepter le prétexte selon lequel il n’y a pas encore de réel gouvernement fédéral pour ne rien faire. Nous devons augmenter la pression pour bloquer chaque nouvelle attaque contre la sécurité sociale. Et ça, c’est impossible en restant les bras ballants. Il faut agir dès maintenant !

Dans le tract distribué par le PSL lors de la manifestation, nous avons expliqué que cette manifestation ne devait en aucun cas rester un événement unique. « Il faut préparer la suite, en front commun syndical si possible. Cette unité doit s’étendre à la jeunesse également. Le message à envoyer aux formateurs est clair : il nous faut une autre politique, ou alors c’est un plan d’action au minimum aussi conséquent que celui de 2014 que vous trouverez face à vous. Et nous saurons mobiliser l’enthousiasme que nous ressentons tous pour l’extraordinaire lutte de masse en France contre la contre-réforme des retraites de Macron et de son gouvernement. »

Des réunions du personnel peuvent par exemple expliquer que plus aucun espace n’existe aujourd’hui pour le syndicalisme de concertation. Pour sauver nos conquêtes sociales, nous devons corriger les erreurs du passé et les dégâts de cette stratégie qui a consisté à « reculer sans trop perdre » pendant 30 ans qui a laissé de plus en plus de travailleuses et travailleurs sur le bords de la route.

Est-ce normal de vivre dans la pauvreté en travaillant ? Ou après avoir travaillé toute sa vie ? Ou d’être sans emploi alors qu’il y a tellement à faire que certains en sont malades ? Il nous fait un salaire minimum horaire de 14 euros ; une pension minimale de 1.500 euros net par mois ; la semaine des 32 heures avec maintien du salaire, embauche compensatoire et réduction de la charge de travail,… L’argent ne manque pas, mais il faut aller le chercher là où il est.

De plus, nous savons très bien qu’aucune conquête sociale n’est véritablement acquise en restant dans les limites du capitalisme. Les capitalistes et leurs pantins politiques tentent systématiquement de reprendre ce qu’un combat acharné les a forcés à céder. C’est pourquoi nous devons cibler le coeur-même de cette société capitaliste où 2153 milliardaires détiennent plus d’argent que 60% de l’humanité (étude annuelle d’Oxfam) ! Nous avons besoin d’une autre société, une société où nous aurons réellement notre mot à dire, y compris sur la manière dont les choses sont produites et dont les richesses sont utilisées. Seule une société socialiste où les secteurs-clé de l’économie sont nationalisés et démocratiquement gérés par les travailleuses et les travailleurs le permettra.

Prochaine étape : 8 mars RDV à BXL, 14h, Place de la Monnaie

Les femmes sont au premier rang des victimes des attaques contre la sécurité sociale. Ce n’est pas un hasard s’il s’agira du thème de la manifestation nationale du 8 mars à Bruxelles organisée par la Marche Mondiale des Femmes. Cette Journée internationale de lutte pour les droits des femmes est idéale comme prochaine étape pour une mobilisation de masse, n’hésitez pas à y participer avec vos couleurs syndicales !

reportage-photos de Liesbeth: