MARCHE DES JEUNES POUR L’EMPLOI

Contre l’offensive du gouvernement et du patronat

PATRONAT ET gouvernement ont lancé une offensive contre les acquis des travailleurs et des jeunes. D’un côté, attaques brutales contre les chômeurs, et en particulier les jeunes, avec des pressions sous forme de menace de suspension afin d’imposer des emplois mal payés et très flexibles. De l’autre coté; le patronat veut garder les travailleurs au turbin plus longtemps, pour moins d’argent, dans le but égoïste de sécuriser leurs profits.

Nikei De Pooter

Attaques à l’encontre des chômeurs et travail intérimaire (en constante augmentation) sont utilisés consciemment par le patronat pour monter les jeunes travailleurs contre ceux qui ont encore la chance d’avoir un contrat fixe et une sécurité d’emploi. Si tu ne veux pas accepter les baisses de salaires, des heures flexibles,… derrière toi il y a maintenant 10 intérimaires ou chômeurs suspendus qui n’ont pas d’autre choix que d’accepter.

Cette politique de démantèlement social est également visible dans l’enseignement secondaire et supérieur. L’enseignement est toujours plus orienté vers les entreprises, l’infrastructure est systématiquement sous-financée, les classes sont trop petites pour le nombre d’élèves, et l’on assiste à la création d’un enseignement à deux vitesses: un enseignement de qualité pour qui sait le payer, des écoles-poubelles pour les autres.

Avec un système aussi pourri, si on veut un avenir, on va devoir se battre! C’est la raison pour laquelle nous avons, avec les jeunes FGTB, CSC et le JOC (organisation de jeunes du MOC), pris l’initiative d’organiser une marche des jeunes pour le 19 mars. Contacte-nous pour mettre sur pied un comité de mobilisation pour cette marche dans ton école ou entreprise, avec tes amis, dans ton quartier,…

Le 19 mars, c’est également la date à laquelle le CES (syndicat européen) a choisi de manifester à Bruxelles contre la directive Bolkestein et la flexibilisation du marché du travail. De l’Union européenne, des pressions arrivent pour accélérer le rythme de libéralisations et de flexibilisations. La proposition de libre circulation des services n’est qu’un triste exemple. Une fois cela accepté, des entreprises polonaises pourront vendre des services en Belgique en payant des salaires en usage en Pologne tout en imposant des conditions de travail polonaises. Les luttes de tout le mouvement ouvrier et la lutte des jeunes et des jeunes travailleurs doivent être liées. Ces attaques ne sont que les deux revers d’une même médaille.

C’est pourquoi il est absolument nécessaire de lier la Marche des Jeunes et la manifestation de la CES. Nous sommes tous les victimes d’une même politique d’austérité! C’est pour cela que l’on en appelle aux délégations jeunes dans les entreprises pour bouger autour de ces questions du chômage chez les jeunes et des emplois précaires et de mobiliser avec nous pour la marche des jeunes.

Aidez nous à mettre sur pied des comités locaux dans les entreprises et les écoles pour construire une marche des jeunes combative et massive. Nous voulons avec ces comités organiser des réu nions d’information, planifier et organiser les actions locales, par exemple des actions devant les agences d’intérim, qui considèrent que leurs travailleurs sont des citrons qu’on presse et qu’on jette ensuite, et pourquoi pas des manifestations locales ?

Une telle marche des jeunes pour l’emploi ne doit pas être une ballade de carnaval, mais doit être construite autour de revendications concrètes:

– Il faut s’attaquer au chômage, pas aux chômeurs;

– Pas de petits boulots instables, mais des emplois fixes à un salaire décent;

– 32 heures par semaine sans perte de salaire et avec embauches compensatoires!

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