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Liège : Rassemblement anti-austérité

Hier, à 17h30, une petite foule s’est rassemblée devant les locaux du MR à Liège afin de dénoncer les mesures d’austérité actuellement en discussion par la coalition suédoise – ou kamikaze – en formation. L’idée étant de dénoncer l’austérité sous toutes ses formes, les mesures envisagées par les autres niveaux de pouvoir n’ont pas été ignorées (notamment concernant l’enseignement), de même que les mesures du précédent gouvernement, et plus particulièrement les attaques lancée contre les chômeurs.

L’appel à cette action avait été lancé par l’Alliance pour des Alternatives à l’Austérité (AAA), un regroupement de diverses organisations présentes à Liège. Au final, l’action a reçu le soutien d’ATTAC-Liège, du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, du Collectif de Vigilance des Travailleurs Sociaux, du Centre Poly-Culturel Résistance, des Étudiants de Gauche Actifs, de la Fédération des Résistances, des Jeunes FGTB-Verviers, des Jeunes Organisés et Combattifs-Liège, de la Ligue Communiste Révolutionnaire – Liège, du Parti Socialiste de Lutte – Liège, du Réseau Stop Art.63§2 et de Riposte.cte.

Un peu moins de 200 personnes ont participé à cette action. Diverses prises de paroles se sont succédées pour dénoncer divers aspects des mesures. « Nous avons envie de dire à la population que les mesures que le futur gouvernement nous préparent ne sont pas inévitables, mais qu’il s’agit de choix idéologiques », a ainsi déclaré Thierry Müller, de Riposte.cte et du Réseau Stop Art.63§2. De fait, comme le mentionnait le tract de mobilisation pour cette action, il n’y a jamais eu autant de richesses produites, mais elles n’ont jamais été aussi mal réparties. En Belgique, les 10% les plus riches possèdent 44% de la richesse nationale alors que 15 % de la population vit sous le seuil de pauvreté (ce serait 42 % sans la sécu…). D’autre part, le paiement de la dette publique accapare 20 % des dépenses annuelles (à titre de comparaison, les allocations chômage 3 %…).

Divers intervenants ont également défendu la nécessité d’un plan d’action offensif de la part des syndicats pour riposter contre l’austérité :  le syndicalisme de conciliation doit faire place à un syndicalisme de lutte !

Après une série d’interventions de représentants de quelques unes des organisations signatrices, une assemblée populaire a pris place afin de parler de l’action qui venait de se tenir et de l’avenir des activités de l’Alliance pour des Alternatives à l’Austérité. Ce n’est pas la dernière fois que l’on entendra parler de ce regroupement…

Ce n’est qu’un début, continuons le combat !