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C’est soit le capitalisme, soit une planète saine ! Impossible d’avoir les deux !

En lutte pour un changement socialiste, pas un changement climatique !

Le changement climatique menace l’avenir de l’humanité, notre avenir. Cette nouvelle inquiétante confirmée par les scientifiques a conduit des centaines de milliers de jeunes et de moins jeunes à manifester. La journée d’action du 15 mars fut historique : 1,6 million de manifestants ont occupé les rues de 2.200 villes de 120 pays ! En Belgique aussi, les grandes manifestations de milliers de jeunes n’ont pas manqué. Ce n’était qu’un début : la lutte pour notre avenir doit se poursuivre sans répit !

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime qu’un basculement radical s’impose pour les 11 prochaines années, faute de quoi les changements climatiques auraient des conséquences graves et imminentes. Ce que nous voyons aujourd’hui va déjà très loin : le plastique asphyxie les mers et menace notre santé et la survie d’espèces animales. Nous vivons actuellement la sixième grande vague d’extinction d’espèces. C’est la première fois que cette vague est causée par l’être humain lui-même. Pas par tout le monde bien sûr : par le système de production capitaliste qui exploite nos vies et la planète.

Nous ne pouvons pas attendre de solutions du capitalisme. Depuis la signature des Accords de Paris sur le climat en 2015, 33 banques ont investi pas moins de 1,9 billion de dollars dans les énergies fossiles. Plus de 70% des émissions de gaz à effet de serre depuis 1988 sont le fruit de seulement 100 grandes entreprises. Pas moins d’un cinquième des émissions mondiales de carbone dans l’industrie sont subventionnées par des investissements publics. Les grandes entreprises polluent parce qu’elles en tirent des profits record. Les gouvernements parlent de plans climatiques, mais entre-temps ils continuent de dépenser l’argent de la collectivité au bénéfice des grands pollueurs.

Ces faits sont importants : pour s’attaquer au problème, nous devons nous attaquer aux grands pollueurs. Nous ne sommes pas les responsables, mêmes si nous mettons parfois un steak sur le barbecue ou si nous voyageons en avion après un an de dur labeur. Non, les grands pollueurs qui font la différence en matière d’émissions de carbone sont les grandes entreprises et leurs propriétaires. Ce sont les capitalistes ultra-riches qui veulent seulement faire plus de profit, même si c’est au détriment de la santé de la population et de la planète. Le capitalisme et une planète saine ne vont pas de pair : il faut changer le système !

Aujourd’hui, la collectivité ne contrôle pas ce qui est produit et la manière de le faire. Ce sont les actionnaires qui décident de tout, alors que les seules sources de richesse sont les travailleurs et la nature. Toutes deux sont exploitées par le capitalisme. C’est là que réside la force capable de tout changer : les travailleurs. Ils peuvent faire grève, occuper leurs entreprises et prendre la production en main afin que les profits soient investis dans la production d’énergie sans CO2 sans perdre d’emplois.

La lutte contre le réchauffement climatique doit nous conduire à maîtriser les secteurs-clés de l’économie, où se situent la pollution et la solution au problème climatique. La production doit être planifiée démocratiquement et écologiquement dans l’intérêt des êtres humains et de la planète. Aujourd’hui, la majorité de la population – les travailleurs et les jeunes – font face aux ultra-riches pollueurs. Pour remporter la bataille du climat, nous devons organiser cette masse opprimée pour combattre le système capitaliste qui étouffe la planète et le renverser. Une économie socialiste rationnellement planifiée partirait des besoins des humains et de la planète.

Le combat pour un tel type de changement de société n’est pas fini. Les actions de masse de ce premier semestre n’étaient qu’un début. Cet automne, une nouvelle journée internationale de grève pour le climat

aura lieu le 20 septembre et un sommet sur le climat prendra place au Chili du 11 au 21 novembre : la COP 25. Comme l’a dit Greta Thunberg : ‘‘Pour tout changer, nous avons besoin de tous. Nous devons nous engager dans une résistance massive – nous avons montré que l’action collective fonctionne.’’ Rejoignez-nous !