Ensemble pour le pouvoir d’achat et l’emploi !

FGTB/CSC: Rompez les liens avec le PS et le CDH !

Avec et autour de la base syndicale, un nouveau parti des travailleurs est nécessaire : Pour un parti syndical !

Les actions pour le pouvoir d’achat avant les vacances ont été massivement suivies. Pendant l’été, la gravité de la situation a été confirmée. En juillet, l’inflation a atteint 5,91% sur base annuelle. Les prix élevés de l’énergie et de l’alimentation font que la vie devient de plus en plus chère tandis que nos salaires peinent à suivre.

Geert

Mais quand nous réclamons des augmentations de salaire, on nous répond qu’il n’y a pas moyen et on nous brandit sous le nez la crise économique qui arrive. C’est un mauvais argument : dans la période de croissance économique des dernières années, les travailleurs et leurs familles n’ont pas connu de progrès : les salaires réels et la part des salaires dans le PIB (moins de 50% en Belgique) n’ont pas augmenté.

Les crises de l’immobilier et du crédit aux Etats-Unis sont maintenant utilisées pour expliquer que nos exigences salariales sont irréalistes. Alors que les travailleurs et leurs familles ne sont en rien responsables de cette crise, les patrons voudraient nous faire payer la facture. Nous n’avons pas pu profiter de la croissance, pourquoi devrions-nous maintenant payer pour la crise ?

Les grandes entreprises ont fait des bénéfices énormes ces dernières années. Comment ? En diminuant les « coûts salariaux » (lire : en mettant la pression sur nos conditions de travail et nos salaires) et en empochant les nombreux cadeaux fiscaux offerts par leurs « amis politiques » dans les divers gouvernements. En 2007, les 30.000 plus grandes entreprises ont fait ensemble 77 milliards d’euros de profit. Cet argent n’a pas été utilisé pour améliorer notre pouvoir d’achat, il a disparu dans les portefeuilles des grands actionnaires. Pour les top-managers et les actionnaires, il y a aucune norme salariale. Mais pour les travailleurs, chaque euro de notre salaire est une menace pour la compétitivité !

Ils organisent notre misère, organisons notre lutte !

Le patronat se prépare à de nouvelles attaques contre nos salaires et notre niveau de vie dès la rentrée. Nous devons préparer notre contre-offensive. La semaine d’action pour le pouvoir d’achat en juin était un bon début. Avec plus de 80.000 manifestants dans les rues, elle a dépassé toutes les attentes. La volonté de passer à l’action est donc bien présente. Malheureusement, à ce moment, les directions syndicales n’ont pas annoncé une action nationale (par exemple avec une grève générale) immédiatement à la rentrée, ce qui aurait donné la possibilité de mobiliser pendant tout l’été.

Il faut un plan d’action discuté en impliquant la base, notamment avec des réunions interprofessionnelles régionales. Ce plan d’action pourrait ainsi déboucher sur une grève générale de 24 heures bien préparée.

Nous n’obtiendrons « + de pouvoir d’achat par + de salaire » qu’en engageant la lutte. Et dans celle-ci, nous devrons être organisés sur le plan syndical mais aussi politique.

Le problème, c’est qu’actuellement aucun grand parti ne défend les revendications des dizaines de milliers de manifestants (et des centaines de milliers qui les ont soutenu) pour le pouvoir d’achat. Nous avons besoin de notre propre parti qui défende les revendications syndicales.

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