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Bruxelles. Justice for Zak, long live Zackie oh!

Suite aux grosses manifestations qui ont eu lieu à Athènes et le mouvement de solidarité qui est en train de se créer en Europe à la mémoire de Zak Kostopoulos, venez dimanche à la Bourse de Bruxelles pour dénoncer la violence homophobe et le sous-financement chronique qui amène à l’augmentation de la discrimination et des tensions sociales.

Le texte ci-dessous est tiré de l’appel lancé sur Facebook.

Suite aux grosses manifestations qui ont eu lieu à Athènes et le mouvement de solidarité qui est en train de se créer en Europe à la mémoire de Zak Kostopoulos, on propose une marche queer festive et dynamique qui partira de la Bourse et passera de la Maison Arc-en-Ciel. Un mois après sa mort, unissons nos voix et nos corps, teintés de couleur et de paillettes, pour dénoncer toutes les formes de domination et de discrimination qui ont conduit à ce crime homophobe, qui ne doit pas rester – et ne restera pas – impuni!

Zak a été tué par la violence homophobe de patrons et de flics. La crise grecque est loin d’être finie, ses effets perdurent encore sur une société qui grouille de dominations violentes et de poison social.

Zak Kostopoulos, Zackie Oh de son nom de scène pour ses performances drag, était un activiste grec ouvertement gay et séropositif. Il était impliqué dans plusieurs associations lgbtq+ et militait contre l’homophobie et la sérophobie à travers un discours audacieux et subversif. Il a été lynché à mort le 21 septembre 2018 dans le quartier d’Omonia, à Athènes, en plein centre-ville et en plein jour, ayant succombé sous les coups violents du propriétaire d’une bijouterie (où il serait soi-disant entré pour voler) et du propriétaire d’une agence immobilière. La police à son arrivée a continué à maltraiter Zak qui gisait sur la rue, son visage couvert de sang. Il a été transféré à l’hôpital menotté, alors qu’il était déjà mort.

Les deux auteurs ne sont pas accusés d’homicide, mais de blessures graves, et ont été libérés après avoir été placés sous contrôle judiciaire. Il s’avère que l’un des deux est cadre du « Front patriotique », un groupe d’extrême droite. Les défaillances de l’enquête policière sont flagrantes et le dossier de l’affaire incomplet. Les vidéos filmées et publiées font preuve d’une violence brutale et excessive. Néanmoins, le représentant du syndicat de la Police grecque a justifié le comportement des policiers et a qualifié leur violence comme légitime.

Selon des témoignages, Zak aurait essayé de trouver refuge dans la boutique fuyant une bagarre et n’avait pas l’intention de voler. Ses empreintes n’ont pas été trouvées nulle part. D’ailleurs il s’était déjà fait agressé à plusieures reprises dans la rue.

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