Question du mois : Y a-t-il toujours des discriminations ?

2011, cela fait maintenant trois ans que la crise du capitalisme frappe les travailleurs. Les discriminations déjà bien présentes avant ne diminuent pas, au contraire, elles s’amplifient.

Le sous-financement chronique de l’enseignement opéré par les partis traditionnels depuis les années ‘80 a créé une situation catastrophique : surpopulation des classes, pénurie de profs, bâtiments en ruine,… Dans cette situation, comment imaginer qu’un prof puisse éduquer la jeunesse aux diversités (orientations sexuelles, histoire de l’immigration…) ? Ainsi, contrairement à l’avis de tous les spécialistes de la petite enfance et de la jeunesse, aucun cours n’est réservé à l’éducation affective et sexuelle ni à l’histoire de l’immigration, ou encore aux multiculturalités. Cette pénurie renforce les préjugés déjà présents dans la société au lieu de les combattre.

Cette politique néolibérale touche tous les secteurs de la société, tous les lieux de vie. Le manque d’emplois pousse les travailleurs à être en concurrence les uns contre les autres pour se disputer le peu de postes disponibles. Aussi, 20.000 familles sont en attente d’un logement à Bruxelles, le gouvernement ne fait rien. Les propriétaires privés ne se privent pas dès lors de sélectionner leurs locataires favoris excluant très souvent les immigrés, les mères célibataires, les couples homosexuels…

Pour se donner bonne figure, les gouvernements votent des lois ‘‘anti-discriminations’’ et mettent en place des Chartes, des Labels, des politiques diversifiées, des écoles à discrimination positive…

Pour les travailleurs, cela ne change strictement rien. Pour combattre toutes les discriminations, il nous faut refinancer l’enseignement à hauteur de 7 % du PIB, créer de l’emploi en partageant le temps de travail, un plan massif de construction de logements publics de qualité… Bref, une société où chacun a sa place et ne doit pas se battre pour ramasser des miettes.

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Première page de Lutte Socialiste