Des (contre)-feux du patronat

Le système capitaliste est en crise et ce n’est pas les injonctions massives de fluidités dans le circuit économique par les principales banques centrales qui vont nous prouver le contraire.

Article par Alain

En Belgique, le gouverneur de la banque centrale s’est exprimé. Il conseille la modération salariale, il dit au travailleurs que face à l’inflation, l’index suffira et qu’il faut être raisonnable pour ne pas aggraver la crise.

Les quotidiens financiers du pays (le Tijd et l’Echo) nous disent que les travailleurs et les allocataires sociaux ont une perception tronquée de la crise et que leurs inquiétudes sont irrationnelles. Quelle aberration, sous prétexte d’arguments faussement scientifiques (l’économie est une science, donc sans parti pris) on tente de faire avaler des couleuvres à l’ensemble des salariés et allocataires sociaux : l’inflation, ce n’est pas grave ; l’augmentation du coût de l’énergie suite aux privatisations, un détail et le meilleur, la diminution du pouvoir d’achat malgré l’augmentation des prix des produits de première nécessité n’existe pas ! Tel est leur credo.

Mais ce n’est qu’un début. L’ensemble des travailleurs doit voir dans ces prémisses la réponse que préparent les capitalistes et leurs thuriféraires à la crise qui s’annonce : la faire payer par les travailleurs. Les Quaden et consorts ne doivent certainement pas avoir les mêmes revenus que nous pour tenir des discours pareils. Il est vrai que quand son salaire est calculé en « kilo euro », on ne doit pas voir l’inflation du même œil. Ces gens ainsi que l’ensemble de la classe politique traditionnelle sont totalement déconnectés de la vie réelle, perdu qu’ils sont dans les méandres de la realpolitik. Il faut que nos mobilisations leur montrent notre dure réalité.

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