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Rendez-vous: 27/11/2022
Mon corps, mon choix, ma liberté !

Combien avons-nous été à vibrer au rythme du développement de la lutte révolutionnaire en Iran suite au meurtre de la jeune Zhina (Masha) Amini ? Jin, Jiyan, Azadî ! Femme, vie, liberté ! Plus rien ne sera jamais pareil en Iran. Continuons à nous inspirer de cette résistance active !
Aux États-Unis, un recul historique concernant le droit à l’avortement a eu lieu. Il illustre qu’aucune conquête sociale n’est permanente dans le système capitaliste. L’exploitation et l’oppression, notamment de genre, sont au cœur de son ADN. Nous devons nous organiser, les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+ sont attaqués de partout.

Participez à la manifestation à l’initiative de la plateforme Mirabal ce 27 novembre (13h), et rejoignez-nous dès 12h au Mont des Arts (à côté de la gare de Bruxelles-Centrale) pour nous aider à mettre sur pied la délégation combative de la Campagne ROSA et répéter avec nous les slogans !

Belgique : l’hypocrisie n’est pas un progrès

En Belgique, c’est un peu facile pour les autorités de jouer la carte du féminisme… tout en acceptant l’insuffisance des moyens pour les services publics, la prévention et l’aide aux victimes. L’avortement est toujours inscrit dans le code pénal belge (!) et la pénurie de moyens dans les soins de santé met sa pratique en péril. Des Iraniennes et des Afghanes continuent d’être expulsées du pays. On peut toujours être virée d’un cours ou ne pas être engagée à cause de sa tenue vestimentaire. Le statut de cohabitant existe toujours. Il diminue l’allocation sociale quand on vit sous le même toit qu’une autre personne, ce qui frappe des femmes à 60%. Les écarts de revenus sont encore bien présents en Belgique.

Pourtant, on sait très bien que la dépendance économique vis-à-vis du conjoint ou de la famille joue un rôle de frein pour quitter les situations de violence domestique. La pauvreté étant plus forte chez les femmes (elles sont notamment surreprésentées dans les secteurs à bas salaires et les temps partiels), s’enfuir d’une situation de violence, parfois avec des enfants, est un défi particulièrement compliqué.

L’explosion des prix, de l’énergie et du reste, n’a fait que durcir les choses. Les demandes d’aide alimentaire pour les familles monoparentales ont quintuplé. En plus, il n’y a qu’une place d’accueil pour 3 tout-petits, et certaines crèches ferment par manque de moyens ou de personnel. Et combien de jeunes plongé.e.s dans la précarité en raison de leurs kots devenus hors de prix? Plus de propriétaires proposent scandaleusement des logements contre « services sexuels ». La précarité est un boulevard pour les abus de pouvoir sexistes dans le logement, l’enseignement et ailleurs.

Rien ne nous a jamais été donné, c’est par la mobilisation de masse que nos droits ont été conquis. L’unité dans la lutte de toutes les personnes exploitées et opprimées par la société capitaliste est cruciale ! Rejoins-nous ! Mettre fin au sexisme, aux autres formes d’oppression et au système capitaliste qui les entretient, c’est possible !

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