La situation rend perplexe bon nombre de travailleurs et d’étudiants. En effet, le sous-financement dans l’enseignement rend la situation dans les écoles et les crèches très critique : des infrastructures dans un état désastreux, un manque de personnel enseignant et ouvrier criant,…

Par Celia, enseignante

Les travailleurs et les étudiants doivent exiger, toute l’année, des conditions d’étude et de travail correctes : assez de savon et de serviette dans tous les endroits stratégiques d’une école, assez de toilettes pour tout le monde, des travaux contre l’amiante et l’humidité encore très présents, une chaudière qui fonctionne dans chaque école et qui est entretenue, une toiture correcte qui ne laisse pas la pluie rentrée comme cela est souvent le cas. Pour cette situation de crise, il a donc fallu envoyer dans les écoles le strict minimum : du savon et des mouchoirs ! Certaines les ont reçus, d’autres attendent encore… Voilà où nous amènent la mauvaise gestion et le sous-financement.

Quant aux décisions sur la fermeture ou pas des écoles, elles ont été à la hauteur de la situation dans laquelle nous nous trouvons toute l’année en Belgique : rien n’est demandé aux principaux concernés et chaque pouvoir organisateur (PO) comprend les recommandations comme il le souhaite.

La première ministre nous dit que les cours sont suspendus mais qu’il faut garder les écoles ouvertes pour pouvoir garder les enfants du personnel de la santé par exemple. A cela, chaque PO, voire chaque direction d’école, entend ce qu’il veut. Très peu de directions ont attendu la circulaire parue vendredi en fin d’après-midi et qui est beaucoup plus précise. Nombreuses ont été celles à appeler les membres du personnel à se rejoindre lundi matin pour une Assemblée Générale. Evidemment, c’est bien le moment de confiner une centaine de personnes dans des salles. Evidemment, c’est bien le moment de ne pas demander leur avis aux travailleurs. Evidemment, les enseignants et les éducateurs sont un groupe à part dans la société, ils n’ont sûrement pas d’enfants, ne sont sûrement pas malades et n’ont sûrement pas peur de cette situation.

Fermez les écoles et autres lieux de travail non essentiels et organisons la prise en charge des enfants du personnel des services essentiels !