Action à l’ambassade du Sri Lanka : Non à la répression politique !

Hier matin, une dizaine de membres du MAS/LSP se sont rendus à l’ambassade du Sri Lanka à Bruxelles. Au même moment, des actions similaires ont eu lieu dans d’autres pays. Nos lettres de protestation envoyées ces dernière semaines et autres actions ont eu pour effet que nous n’avons cette fois-ci pas eu l’occasion de voir l’ambassadeur. Cela a même duré un certains temps avant que nos portes-paroles ne soient enfin acceptés au sein de l’ambassade.

Ces dernières semaines, la répression politique au Sri Lanka n’a fait qu’augmenter.

Ainsi, des meetings politiques sont attaqués et dispersés par la force par des bandes sous la direction d’un vice-ministre, les journalistes sont menacés, kidnappés ou assassinés, des dirigeants politiques se retrouvent sur des « listes noires » de bandes armées tolérées par le gouvernement,… Tout cela doit renforcer la position du gouvernement dans un contexte de guerre civile croissant. Le silence est imposé à chaque personne en désaccord avec le chauvinisme cinghalais du gouvernement et du président Rajapakse et, si besoin est, au moyen de violence brutale.

C’est pour dénoncer cette situation que nous sommes allés aujourd’hui à l’ambassade du Sri Lanka. Nous y étions déjà il y a quelques semaines suite au meurtre d’un parlementaire tamoul. Il était encore possible à ce moment d’avoir une discussion, même si l’ambassadeur a osé affirmer que son gouvernement est contre chaque meurtre politique et qu’aucun problème social n’existe au Sri Lanka (!). Malgré cette assurance apparente, il était pourtant assez ennuyé par notre action.

Il en a été autrement aujourd’hui et c’est après un certains temps que nos porte-paroles ont été admis dans l’ambassade, et seulement dans le hall d’entrée, sans que l’ambasadeur ne daigne nous recevoir. Un membre du personnel de l’ambassade nous a demandé pourquoi nous manifestions. A nos explications, c’est à peine s’il a réagit et il s’en est ensuite allé, nous assurant que notre lettre serait remise à l’ambassadeur, de même qu’il serait averti que nos prochaines actions se dérouleront devant les agences de voyages qui organisent des séjours au Sri Lanka, ceci afin d’ajouter une pression économique à nos protestations.

Le fait d’avoir mené de telles actions dans plusieurs pays peut mettre pression sur le régime du Sri Lanka. Mais si la répression continue contre les militants politiques, davantage sera nécessaire, comme en menant des actions aux bureaux de voyage. Nous continuerons à suivre attentivement le développement de la situation au Sri Lanka et mettrons en marche, si besoin est, une campagne de solidarité.


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