Manifestation contre les violences de genre

Dimanche, une manifestation a eu lieu à Bruxelles à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes. La Campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) était bien sûr présente avec une délégation dynamique et son matériel politique. Vous trouverez ci-dessous le tract que nous avons distribué, accompagné de photos de la manifestation.

  • Tout le système est coupable
  • Pour un féminisme anticapitaliste, socialiste et révolutionnaire
  • Solidarité avec le peuple palestinien

#MeToo est inarrêtable

Vingt millions de tweets plus tard, #MeToo a brisé le silence. Des personnalités connues comme Bart De Pauw, Danny Masterson et Donald Trump ont été condamnées. Le sexisme ne peut plus être nié. D’autres discriminations et la culture toxique sont dénoncées. Les gouvernements et les entreprises sont contraints de prendre des mesures : des lignes d’assistance téléphonique et des codes de conduite ont vu le jour. Pourtant, le sexisme et les abus de pouvoir continuent de miner la vie de nombreuses personnes. En Belgique, au moins 24 femmes ont déjà été victimes d’un féminicide cette année.

Une nouvelle vague de témoignages déferle sur le monde : #MeToo à Taïwan, des plaintes contre des personnalités puissantes comme Axl Rose, Russell Brand, Jamie Foxx ou encore le chanteur de Rammstein. Fin novembre, la députée française Sandrine Josso a porté plainte contre le sénateur Joël Guerriau pour soumission chimique et tentative d’agression sexuelle.

Depuis 6 ans et la popularisation #MeToo, les abus sont plus largement dénoncés, mais les structures de pouvoir sous-jacentes restent inchangées. De l’Église aux universités, en passant par les clubs de sport, les lieux de travail et de vie nocturne ; les témoignages viennent de partout. La prochaine étape doit être une lutte contre les inégalités, l’insécurité et les relations de pouvoir. Pour la Campagne ROSA, c’est cela le féminisme anticapitaliste et socialiste : combattre les agressions en s’attaquant à leurs racines. Aussi longtemps que nous dépendrons de patrons, d’actionnaires, de propriétaires et de politiciens qui démolissent nos services publics, au plus longtemps les abus se poursuivront. Même dans nos relations les plus intimes, il y a souvent des relations de dépendance financière au vu de nos bas salaires et faibles allocations. Cela doit cesser !

Halte au backlash antiféministe – Nous ne reviendrons pas en arrière !

Les masculinistes tels que Andrew Tate et Dries Van Langenhove (fondateur du mouvement de jeunesse flamand d’extrême droite Schild & Vrienden) promeuvent des stéréotypes comme les “tradwives” (“épouses traditionnelles”), organisent des campagnes misogynes et ciblent les adolescents. Ces campagnes sur les réseaux ont un impact important sur le monde réel.

L’accumulation des crises renforce les inégalités et la dépendance. Elle augmente les chances électorales des extrémistes conservateurs comme Geert Wilders (leader d’extrême droite aux Pays-Bas) ou Javier Milei (nouveau président argentin se définissant comme “anarcho-capitaliste”) qui ont remporté les élections en novembre. Les politiques qui s’attaquent aux droits des femmes et des LGBTQIA+ ne sont pas anti-establishment. Cela renforce le système et les rôles inégaux des hommes et des femmes, que le capitalisme exploite commodément. Le capitalisme normalise les bas salaires des femmes et les publicités sexistes sont utilisées pour augmenter les ventes.

Bart de Wever (NVA), Georges Louis Bouchez (MR) et Tom Van Grieken (VB) parlent du “wokisme” afin, principalement, de détourner l’attention des bas salaires ou de logements décents et accessibles, etc. Notre féminisme doit être antifasciste ; la construction d’une alternative sociale est plus que jamais nécessaire. Pour ce faire, nous avons besoin d’un programme de lutte qui parte des besoins de la classe travailleuse et des jeunes. Des salaires plus élevés, une indexation automatique des salaires à hauteur de l’augmentation du coût de la vie, des pensions décentes pour tou.te.s, des investissements massifs dans les services publics, avec suffisamment de personnel pour les rendre sûrs, accessibles et gratuits, etc. : ce ne sont là que quelques-unes des revendications qu’il est nécessaire de mettre en œuvre.

Pour la libération des palestinien.ne.s opprimé.E.s

Les nombreuses manifestations qui ont eu lieu doivent se poursuivre, car pendant que les bombes continuent de pleuvoir sur Gaza, les profiteurs de guerre belges engrangent d’énormes bénéfices. Certains des meurtres et des bombardements sont effectués avec des armes produites ou transitant en Belgique. Des syndicats palestiniens et belges ont demandé l’arrêt des livraisons d’armes à l’armée israélienne. Il faut maintenant nous organiser et lutter pour y parvenir. La classe travailleuse en action peut arrêter les massacres.

Mi-novembre, des images d’un soldat israélien portant un drapeau LGBTQIA+ ont circulé. Une tentative de cacher l’oppression sanglante des Palestinien.ne.s derrière un drapeau arc-en-ciel ? Quel cynisme !! Le drapeau LGBTQIA+ est un symbole de résistance à l’oppression, à l’extrême droite et au capitalisme. L’État israélien tente de se fabriquer une image progressiste pour promouvoir ses crimes de guerre, un pinkwashing particulièrement nauséabond. L’idée selon laquelle il faudrait se ranger derrière le gouvernement d’Israël pour faire progresser les droits des personnes LGBTQIA+ est xénophobe et islamophobe. Cela témoigne d’une idéologie paternaliste et coloniale.

Cela nie le combat de nombreuses personnes LGBTQIA+ contre l’oppression. Aucune libération n’est possible sur base de l’occupation et de l’oppression.

60 % des victimes à Gaza sont des femmes et des enfants. Tant que tous les peuples ne seront pas libérés, il n’est pas possible d’obtenir une véritable liberté et sécurité. On ne peut pas faire comme si de rien n’était pendant que le carnage continue. Il est crucial de construire un mouvement de masse international. Luttons contre ce système où les guerres sont normalisées et constituent des mannes financières pour certains ; contre une société dans laquelle les régimes répressifs sont soutenus à travers le monde, car cela génère des profits pour des multinationales. C’est en luttant contre le capitalisme que l’on pourra mettre fin à la guerre et à l’oppression.

Rejoignez la Campagne ROSA lors de la prochaine manifestation ! Rendez-vous le 10 décembre à Bruxelles !

Soutiens-nous !

Tu veux permettre à la Campagne ROSA de poursuivre ses activités ? Alors soutiens-nous en participant à notre Concours annuel. Dans la lutte que nous menons, nous sommes indépendantes financièrement. Nous ne fonctionnons que grâce à l’argent que nous collectons autour de nous.

Ne tarde plus, soutenez-nous en achetant un ou plusieurs tickets (10€) et tu auras peut-être la chance de gagner l’un des dix fantastiques prix tel qu’un week-end pour 2 dans un appart-hôtel Floreal***.

Rejoins la Campagne ROSA

La lutte contre la misogynie et le sexisme est liée à la lutte pour des logements sociaux, pour des salaires décents et égaux, pour la justice climatique. C’est une lutte contre le racisme, la transphobie et l’extrême droite. Le féminisme anticapitaliste, socialiste et révolutionnaire veut rompre avec le féminisme libéral qui cherche avant tout à féminiser l’élite capitaliste.

Le capitalisme est un système qui crée des inégalités extrêmes. Il est basé sur l’exploitation, la guerre et l’oppression. De ce fait, ce système est incapable de mettre fin à l’oppression et à la violence.

La Campagne ROSA est un réseau international. Elle est nommée d’après la socialiste révolutionnaire Rosa Luxemburg et la militante des droits civiques Rosa Parks. N’attends plus, rejoins-nous dès aujourd’hui !

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