Stop à l’extrême droite!  

La menace d’extrême droite enrobe le globe. A cause des réseaux sociaux ou de la droitisation de la société ? Non. En raison des multiples crises du système capitaliste. Dans le monde entier, les gens cherchent à s’en sortir. Certains tentent d’inverser la vapeur en se mobilisant pour le climat et contre les oppressions ou décident de voter pour des partis de gauche comme le PTB. Mais l’incapacité à populariser ou à organiser la lutte vers un changement révolutionnaire laisse un espace aux mensonges de l’extrême droite, même si elle ne représente qu’un capitalisme encore plus brutal et conservateur. No Pasaran ! 

Par Arne (Gand) 

Aux quatre coins du globe, violence, discrimination et provocations racistes sont de plus en plus courantes. En Suède, aux Pays-Bas et au Danemark, des Corans ont été brûlés par des islamophobes. En Asie et en Europe, la violence transphobe et homophobe n’a jamais été aussi déchaînée depuis dix ans. 

Ne nous décourageons pas. Les mouvements Black Lives Matter contre le racisme, #MeToo contre le sexisme et en faveur des droits LGBTQIA+ constituent de grands défis pour l’extrême droite. Ils illustrent les valeurs de solidarité propres à la classe travailleuse. Au Canada, le syndicat IATSE s’est mobilisé contre une manifestation d’extrême droite devant un camp d’été pour drag-queens. En Irlande, les bibliothécaires et leur syndicat se sont organisés contre des actions d’intimidation où des militants d’extrême droite venaient arracher certains livres des étagères. La meilleure riposte antifasciste, c’est la lutte collective. Inspirons-nous de la solidarité de la classe travailleuse et utilisons la confiance qu’elle nous donne pour populariser l’idée d’une société bâtie autour de cette solidarité et de l’unité de la classe travailleuse ! 

Meloni, Orban, Erdogan et Poutine sont d’horribles expressions de l’instabilité d’un système aux abois. L’époque de la stabilité des partis traditionnels est révolue. Le dernier baromètre de confiance de Statistics Flanders a montré que seuls 4 % des électeurs font encore confiance aux partis traditionnels. Ce n’est pas surprenant. Les partis traditionnels tentent de travestir la réalité. On dit que les Belges sont « les plus riches au monde » mais, parallèlement, les données concernant la pauvreté sont alarmantes, ce qui n’échappe à personne.  

L’extrême droite est instrumentalisée comme épouvantail au secours des institutions de l’ordre établi. Des journalistes se demandent « ce que les partis centristes de notre pays peuvent apprendre du recul électoral de Vox dans l’État espagnol et des scores remarquablement bons des socialistes et des conservateurs ». Ils suggèrent que les partis traditionnels constituent la seule alternative à l’extrême droite. Mais le danger est loin d’être écarté dans l’État espagnol. Les élections régionales furent un choc et il est positif que beaucoup de gens en aient été conscients pour les élections législatives anticipées qui ont suivi. Mais avec l’absence de solution des partis traditionnels et réformistes face à la désastreuse situation sociale du pays, il sera difficile d’éviter que des gens se trompent de colère la fois prochaine. 

Peut-on faire confiance aux tribunaux dans le combat antifasciste ? Le procès des meurtriers de Sanda Dia et la bienveillance du jugement ou encore l’acquittement en appel de la majorité des charges contre le chirurgien Jeff Hoeyberghs, condamné initialement pour appel à la haine avec ses propos sexistes lors d’un meeting d’une organisation étudiante d’extrême droite, démontrent que la justice de classe n’est pas un allié antifasciste. Le 12 septembre, le procès de Dries Van Langenhove commencera au tribunal correctionnel de Gand. Quelle que soit son issue, il est clair qu’un groupe d’extrême droite comme Schild & Vrienden ne sera pas stoppé simplement par un juge.  

Personne ne mènera le combat antifasciste à notre place ! Les jeunes, les groupes opprimés, les pauvres et la classe travailleuse doivent construire ensemble un mouvement de lutte et imposer leurs thèmes aux élections. Allons chercher l’argent là où il est pour assurer que les richesses soient utilisées dans l’intérêt de la majorité de la population. C’est ainsi que l’on réduira l’écho des mensonges de l’extrême droite. Cela exige de construire un rapport de forces : organisez-vous à nos côtés et rejoignez le combat anticapitaliste pour une société socialiste ! 

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