France. Des comités de grève anti-Macron partout!

Construisons la grève générale reconductible pour renverser macron et toute la politique d’austérité !

Tout le monde le sait : il faut absolument passer à la vitesse supérieure ! Nous devons dépasser la simple suite de dates de journées de grèves et de mobilisation vaguement liées. La volonté est là : le soutien à la grève reconductible et au blocage a progressé depuis le recours au 49.3 sur la réforme des retraites. 79% des ouvriers et 62% des Français.e.s pensent que le mouvement doit se durcir : généralisons la lutte, construisons la grève générale reconductible !

Les bastions du mouvement ouvrier doivent jouer le rôle moteur, mais avec davantage d’attention pour entraîner dans leur sillage les secteurs et les couches moins mobilisées, et tout particulièrement la jeunesse qui se mobilise de manière plus massive. La grève reconductible a été saisie dans certains secteurs, particulièrement dans l’énergie, la chimie-pétrole et le ramassage et le traitement des déchets. Toute la question est de voir comment soutenir cette dynamique, l’étendre à d’autres secteurs et l’approfondir, y compris avec le recours à l’occupation d’entreprises. Où trouver de meilleurs quartiers généraux pour la lutte qu’au cœur des lieux de travail ?

Des assemblées générales existent déjà dans une multitude de lieux de travail et d’étude. Des comités de grève anti-Macron doivent émerger de ces assemblées pour réunir sur tous les collègues sur les lieux de travail, syndiqués ou non, et faire de même dans les lycées, les universités mais aussi les quartiers et les immeubles. Cela deviendrait autant de quartiers généraux pour construire la grève générale reconductible et relier entre elles les différentes initiatives de lutte.

Parmi celles-ci figure l’extension de la dynamique des caisses de grève. De grandes soirées de rencontre pourraient être organisées à l’initiative de ces comité en invitant une délégation de grévistes des bastions les plus avancés dans la lutte aujourd’hui pour présenter la lutte dans un autre lieu spécifique et débattre de la meilleure manière d’approfondir et d’étendre la grève. Cela aiderait grandement à donner l’impulsion d’entrer en grève aux hésitants.

L’objectif de ces comités de grève démocratiques anti-Macron à l’échelle locale, et plus largement ensuite, pourrait permettre d’impliquer dans l’action et la réflexion toute le soutien dont dispose le mouvement et de regrouper les multiples initiatives. C’est ce qui peut donner corps de la meilleure façon qui soit à l’appel à la grève générale, comme en mai 68, lancé par Mélenchon à l’intersyndicale par crainte “d’un étiolement de la lutte”. “Ça serait unifiant et manifesterait la force”, dit-il. Il s’agit d’un pas concret dans la bonne direction de la part de la France Insoumise, en dépit des faiblesses et erreurs de la direction de la formation (illustrée notamment dans la gestion de l’affaire Quatennens). C’est tout à fait vrai, mais c’est la structuration à la base qui est cruciale pour surmonter les réticences d’appareils syndicaux qui ont peur de ce qu’il pourrait advenir ensuite.

Car la construction de la grève reconductible est une étape centrale, mais elle n’est qu’une étape dans la confrontation avec l’Etat capitaliste. Lui donner la perspective d’une “marche des millions” sur l’Elysée à partir des régions, assistée par la multiplication des “actions Robin des bois”, renforcerait son implantation. L’enjeu du combat dépasse très largement les retraites : c’est de la chute de Macron-Borne et de TOUTE la politique d’austérité dont il est question.

La 5ème République s’est avérée être une république qui ne fonctionne que pour les riches. La majorité, c’est nous ! En organisant la grève reconductible à la base, nous pourrions constituer ensuite une véritable assemblée constituante révolutionnaire démocratique reposant sur les délégués élus des comités de lutte locaux comme étape nécessaire vers un gouvernement des travailleuses et travailleurs et de toutes les personnes opprimées véritablement démocratique. Ce n’est qu’alors que nous pourrons disposer d’une société qui veillerait à l’épanouissement de chacun.e sur base des richesses que NOUS produisons et qui nous sont volées !

Pour une société gérée par et pour la majorité

Les moyens ne manquent pas ! TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 19 milliards d’euros en 2022, le plus gros de son histoire. Les entreprises du CAC 40 ont rendu à leurs actionnaires 80,1 milliards d’euros en 2022 ! Pourtant, ce sont eux que l’Etat cajole le plus avec 157 milliards d’euros d’aides publiques par an.

Ces criminels climatiques et rapaces de toutes sortes doivent être expropriés et nationalisés sous contrôle et gestion des travailleurs.euses. De telle manière, et avec la nationalisation des secteurs clés de l’économie (finance, grandes entreprises,…), il serait possible d’assurer un avenir décent à toutes et tous dans le respect de la planète grâce à une planification rationnelle et démocratique de l’économie. La classe ouvrière organisée peut jouer le rôle moteur et s’imposer comme la classe dirigeante dans la société en attirant avec elle le mouvement pour le climat, le mouvement féministe et d’autres mouvements sociaux. Les bases du renversement du système capitaliste seraient ainsi posées. C’est avec un tel type de programme et d’approche que la France Insoumise pourrait jouer pleinement son rôle en tant que stimulation de l’opposition et de la transformation de toute la société.

Avec les actions “Robin des bois”, les ouvriers du secteur de l’énergie en grève ont de manière coordonnée à travers le pays établi la distribution gratuite de gaz et d’électricité pour des écoles, des hôpitaux, des HLM, des centres sportifs publics, des associations d’intérêt public. Ils ont aussi ré-établi la distribution chez les usagers chez qui ça avait été coupé à cause de factures impayées et ils ont offert un tarif réduit jusqu’à 60% pour les petits commerçants, qui n’ont reçu du gouvernement aucune d’aide comparable face à la flambée des prix ! de telles actions donnent une idée de la manière dont pourrait fonctionner la société : il faut leur donner une nouvelle dynamique et étendre leur champ d’action sur base de décisions démocratiques des comités de grève anti-Macron !

De plus, le fait d’avoir aidé les petits commerçants permettra probablement à cette couche de la société de se tourner vers la classe ouvrière et de soutenir plus volontiers les mouvements de grève, de se joindre à eux dans la lutte. C’est un pas de plus vers l’élargissement et l’unification de la lutte dans notre camp, le surpassement des divisions, si précieux pour la droite, et outil favori de l’extrême droite ! Cette dernière n’ose pas s’opposer frontalement au mouvement car, en reposant sur la lutte de classe, il constitue le cauchemar de Le Pen & Co et démasque l’hypocrisie de leur opposition. Leur monde, c’est le même que celui des amis de Macron, avec en plus la volonté d’écraser physiquement tout le mouvement social et d’imposer le racisme comme pensée unique à coups de botte. Le mouvement ouvrier en action est le meilleur remède contre les divisions semées au sein de la classe travailleuse, car l’unité est nécessaire pour vaincre.

  1. Retour de la retraite à 60 ans.
  2. Pour une pension minimale alignée sur un salaire minimum augmenté à 2000€ net.
  3. Pour l’augmentation immédiate de tous les salaires de 10% et le retour de l’échelle mobile des salaires. Plaçons les secteurs à bas salaires sous contrôle public pour assurer un véritable statut au personnel, avec un bon salaire et de bonnes conditions de travail.
  4. Un emploi garanti et du temps pour vivre : pour une réduction collective du temps de travail, sans diminution des salaires, avec embauches compensatoires et diminution des cadences. Pour l’indépendance économique des femmes et la fin des emplois précaires.
  5. Pour un plan d’investissements publics massifs dans les secteurs du soin et du lien, dans l’éducation, les logements sociaux, les transports publics durables, ainsi que dans les mesures de protection du climat. Les services publics doivent répondre aux besoins ; ils doivent être de qualité, accessibles à tou.te.s, à moins de 30 minutes de son lieu d’habitation.
  6. Expropriation et saisie des richesses des milliardaires et réintroduction de l’ISF.
  7. Nationalisation des secteurs de l’énergie et des banques sous le contrôle et la gestion démocratiques de la classe ouvrière.
  8. La 5ème République s’est avérée être une république qui ne fonctionne que pour les riches, pour la constitution d’une véritable assemblée constituante révolutionnaire démocratique basée sur les délégués élus des comités de lutte dans les quartiers, les lieux de travail, les universités et les écoles comme étape nécessaire vers un gouvernement ouvrier véritablement démocratique fonctionnant selon les besoins de toutes et tous, et non pour les profits de quelques-uns.
  9. Nous avons besoin d’une économie sous propriété démocratique publique et écologiquement planifiée avec un réel contrôle démocratique exercé par les travailleur.euse.s des entreprises et la société dans son ensemble pour créer des millions d’emplois durables et bien rémunérés et construire une nouvelle économie verte.
  10. Vers une société socialiste démocratique reposant sur les besoins de la classe ouvrière, des jeunes, des opprimé.e.s et de la planète.

Rejoignez Alternative Socialiste Internationale (ASI/ISA) !

La bataille pour renverser le capitalisme et instaurer une alternative sociétale doit se mener à l’échelle la plus large, et c’est pourquoi nous sommes organisés dans plus de 30 pays sur tous les continents : en Europe bien sûr, mais aussi au Brésil, au Chili, au Mexique, aux USA, au Québec, au Nigeria, en Afrique du Sud, en Tunisie, en Israël/Palestine our encore en Chine, où nous luttons contre la dictature meurtrière et capitaliste du PCC. Depuis plusieurs décennies, nous avons construit une expérience de lutte contre des régimes autoritaires et oppresseurs sur place, comme contre le régime sud-africain de l’apartheid, et aujourd’hui contre le régime de Poutine en Russie. ASI/ISA est par ailleurs à l’initiative du réseau international féministe socialiste ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité).

Notre parti mondial n’est pas une addition d’organisations nationales qui entretiennent des relations lointaines, nos sections nationales se voient régulièrement, discutent et dressent ensemble des analyses et conclusions stratégiques pour construire l’outil révolutionnaire qui s’impose dans les conditions d’aujourd’hui.

ASI/ISA France – alternative.soc.internationale@gmail.com // 00 33 7 68 79 63 05 (Isaure)

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