Derrière les scores, une campagne réussie

Campagne électorale du MAS/LSP

Avec deux « pointes » locales – 1% à Saint-Gilles et 0,8% à Wavre – les résultats obtenus par les listes de notre parti (Mouvement pour une Alternative Socialiste dans la partie francophone, Linkse Socialistische Partij en Flandre) se situent entre 0,3 et 0,5%, des scores très « classiques » pour des listes de petits partis de gauche.

Jean Peltier

MAS/LSP: 2.962 votes

  • Anvers: 0,33% (948 votes)
  • Gand: 0,44% (682 votes)
  • Ixelles: 0,4% (138 votes)
  • Keerbergen: 0,44% (38 votes)
  • Liège: 0,37% (380 votes)
  • Malines: 0,33% (170 votes)
  • Mons: 0,4% (214 votes)
  • Schaerbeek: 0,1% (71 votes)
  • St Gilles: 1,0% (175 votes)
  • Wavre: 0,8% (156 votes)

De tels scores n’ont rien d’étonnant. Les médias n’accordant aucun accès à ces partis ni entre les élections ni même pendant les périodes électorales, il est très difficile de faire connaître largement un message différent des « idées » répétées quotidiennement par les grands partis. Inutile aussi d’espérer concurrencer ceux-ci dans la course à l’affichage et à la diffusion de tracts. Ces partis investissent des sommes énormes dans des campagnes de publicité électorale afin d’occuper au maximum le terrain et de frapper les esprits.

En comparaison, l’ensemble de la campagne nationale du MAS-LSP a coûté…. 2.500 EUR. Le PTB y a consacré un budget de plus de 600.000 EUR, soit 25 fois plus ! Et, pour les trois grands partis, 2.500 EUR ne représente souvent que le coût de la campagne individuelle d’un candidat qui souhaite être élu dans une grande ville.

Si nous n’avons consacré qu’une somme aussi limitée à cette campagne, c’est pour plusieurs raisons. La plus évidente est que nous ne disposons pas des moyens financiers des grands partis. Nous ne recevons évidemment pas d’aide des banquiers et des grands patrons qui réservent plutôt leurs cadeaux aux partis qui défendent avec acharnement leurs intérêts. Nous ne disposons non plus d’aucun subside de l’Etat puisque ceux-ci sont réservés aux partis représentés au parlement – ce qui est un excellent moyen pour freiner l’entrée dans celui-ci de partis qui critiquent le système. Nos seules rentrées, elles sont fournies par les cotisations de nos membres et le soutien que nous récoltons parmi nos sympathisants et lors de nos activités publiques.

Mais si nous avons choisi de limiter aussi nettement nos dépenses pour cette campagne, c’est parce que, pour nous, le véritable enjeu s’est joué le 28 octobre plutôt que le 8 octobre. Au cours de cette campagne électorale, nous avons fait campagne autour de revendications claires sur l’emploi, le logement, les services publics,… mais le principal point que nous avons mis en avant est le besoin d’un nouveau parti pour défendre les travailleurs, les allocataires et leurs familles. Et, tout au long de la campagne, lors de nos ventes de journaux et des stands que nous avons tenus, nous avons bien senti à quel point cette nécessité était ressentie largement. Plus d’une centaine de personnes ont laissé leurs adresses pour être recontactées pour discuter du MAS mais surtout pour être tenues au courant des activités liées au lancement d’un nouveau parti.

Pour ne donner qu’un seul exemple, à Liège, en six semaines de campagne, nous avons vendu près de 400 journaux et récolté 42 adresses. Et, pour transformer cet intérêt en participation active, nous avions fixé comme objectif d’amener 50 Liégeois(e)s à la Conférence pour une Autre Politique le 28 octobre.

De tels chiffres ne passeront jamais danns les grands journaux mais ils ont pour nous une valeur plus importante qu’un simple pourcentage électoral. Ils constituent la véritable base sur laquelle notre organisation peut faire grandir son influence et encourager la volonté de lutte parmi les travailleurs et la population.

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Une de Lutte Socialiste