La Poste: Il faut une lutte d’ensemble!

Les réformes se succèdent à La Poste. Georoute 1, 2 et bientôt 3, nouvelle classification de fonctions, points-postes, partenariat, … Dans l’intérêt du personnel ? Il doit en faire toujours plus avec des effectifs de plus en plus réduits. Dans l’intérêt de la clientèle ? Il n’y a jamais eu autant de plaintes sur la qualité du service.

Par un correspondent

Avez-vous vu la dernière affiche promotionnelle de La Poste ? On y voit un facteur qui fait des pieds et des mains – au sens littéral du terme ! – pour distribuer son volumineux courrier. Cette affiche rend assez bien compte – involontairement certes – des conditions de travail à La Poste.

La direction prétend que le volume de courrier diminue à cause de la concurrence d’internet. Rien n’est moins vrai: le volume des publicités toutes-boîtes et des colis ne cesse de s’accroître, car les entreprises savent que c’est le plus sûr moyen d’atteindre le client. Et puis, essayez toujours d’envoyer un colis par internet!

Mais la direction de La Poste n’en démord pas: le personnel est trop nombreux et il devra passer sous la barre des 30.000 d’ici 2008 (34.000 aujourd’hui). La direction jure ses grands dieux que ça se fera sans licenciements secs. De qui se moque-t-on ? De plus en plus de postiers sont engagés avec un contrat à durée déterminée. Le non-renouvellement de leur contrat équivaut à un licenciement pour eux. Les pertes d’emplois sont aussi un problème pour ceux qui restent, car ils sont moins nombreux pour un volume de travail qui ne baisse pas.

La pression du travail augmente et le bien-être du personnel s’en ressent. La qualité du service aussi : quand un postier doit assurer deux services à la fois (parce qu’on a supprimé un poste de travail), l’un des deux risque d’être bâclé faute de temps pour s’en occuper correctement.

Aujourd’hui, la direction de La Poste est en train d’introduire la deuxième phase de Georoute (un système informatique de réorganisation des tournées) qui coûtera encore plus d’emplois. Mais elle le fait bureau par bureau pour que la résistance se fasse en ordre dispersé.

Qu’attendent les syndicats pour organiser une riposte unifiée à ces réformes antisociales ? Une telle riposte pourrait démarrer par des assemblées générales communes à toutes les catégories du personnel – avec des arrêts de travail pour permettre à tous d’y participer – pour expliquer les enjeux des réformes en cours et proposer un calendrier d’actions.

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