Exploitation au Parlement européen. Travail au noir à l'OTAN

Exploitation au Parlement européen

Dans son édition du 13 avril, De Morgen a mis en lumière l’exploitation extrême du personnel du Parlement européen. Que l’UE fut néo-libérale était connu depuis longtemps, mais que les parlementaires traitent leur propre personnel par-dessus la jambe, voilà qui est nouveau.

Les assistant(e)s voient les contrats de stagiaire se succéder les uns après les autres, ce qui permet d’éluder les cotisations sociales de maladie-invalidité par exemple. Les salaires du personnel sont extrêmement bas: de 1000 à 1200 euros en moyenne. Nombre de "collaborateurs" sont contraints d’accepter un contrat d’indépendant pour éluder les cotisations sociales.

Entre-temps, un nouveau syndicat a été mis sur pied pour défendre les intérêts du personnel : l’European Parliament assistants’ Association. Cette UE démontre une fois de plus qu’elle n’est pas la nôtre : comment pourrions-nous attendre de ces politiciens bourgeois qu’ils mettent en place une " Europe sociale ", ce que les directions syndicales attendent apparemment, s’ils (mal)traitent ainsi leur propre personnel?

Mons: Travail au noir à l’OTAN

Le SETCa a mené une action le 23 mars au SHAPE près de Mons – qui abrite le commandement politique de l’OTAN – contre le travail au noir sur le site avec des slogans comme "SHAME ON SHAPE" et "167.000 heures au noir = 120 emplois de moins".

En effet, quelque 250 ouvriers y travaillent actuellement en toute illégalité et le travail en noir y occupait la plus grande partie du volume d’heures de travail en 2005. Il s’agirait principalement d’ouvriers d’Europe de l’Est qui sont payés de 4 à 5 euros de l’heure. On ne s’étonnera donc pas que l’OTAN refuse de reconnaître la délégation syndicale. Il y a quelques années, alors que le personnel du GB du site participait à une grève sectorielle, le commandant avait menacé de licenciement tous ceux qui participeraient à la grève. Il leur déniait purement et simplement le droit de faire grève.

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