La France: A ceux qui veulent précariser les jeunes nous répondons: Résistance!

Ces dernières semaines, un mouvement d’une rare ampleur mobilise les jeunes en France. Les manifestations du 18 mars ont rassemblé 1,5 million de personnes. Et les travailleurs entrent de pleinpied dans ce mouvement lancé par les étudiants!

Stephane Ramquet

Le CPE (contrat première embauche) permettra de licencier un jeune de moins de 26 ans pendant deux ans sans aucun motif. Cette mesure antisociale du gouvernement Villepin vise à instaurer une concurrence entre travailleurs afin de faire baisser les salaires et les conditions de travail. Le CPE ne créera aucun emploi! Il ne fera que remplacer les Contrats à Durée Indéterminée par des emplois précaires!

Les étudiants ont compris qu’ils en seraient les futures victimes et ils ont immédiatement réagi! A travers des assemblées générales, les étudiants ont déclaré la grève jusqu’au retrait du CPE. Désormais, soixante-huit universités sont bloquées et occupées, ainsi qu’un quart des lycées!

Les étudiants, organisés dans la Coordination Nationale des Etudiants, et les lycéens étaient massivement présents lors de la manifestation du 18 mars et formaient le principal du cortège. Les mots d’ordre des étudiants en lutte – qui réclament l’annulation totale du CPE et qui appellent à la grève générale – débordent largement ceux des syndicats étudiants.

Les syndicats de travailleurs (CGT, CFDT, FO,..) étaient cette fois venus en nombre à la grande manifestation du 18 mars réclamant la suppression du CPE. L’attitude des directions syndicales, peu enclines à lancer la grève générale, tranche avec la détermination des travailleurs et des délégués de base sur lesquels plane la menace d’un « contrat senior ».

De leur côté, le PS et le PC limitent leur « action » à une joute parlementaire. Ils se profilent comme les meilleurs garants de la « paix sociale » et ne voient dans le mouvement qu’un tremplin pour les élections de 2007.

Le gouvernement est resté de marbre, même après la gigantesque mobilisation du 18 mars, et les CRS ont attaqué les manifestants rassemblés Place de la Nation et les étudiants massés devant la Sorbonne pour qu’on leur rende leur faculté.

Nos camarades de la Gauche Révolutionnaire, notre organisation soeur en France, étaient présents lors de la grande manifestation du 18 mars avec leurs journaux, leurs tracts, etc. La foule était très réceptive et leur intervention fut une réussite. Une quinzaine de camarades belges sont venus à Paris et à Lille pour leur prêter main forte.

Mais la grève et les manifestations des étudiants et lycéens ne suffiront pas à faire plier ce gouvernement au service des patrons. Frappons-les là où ça leur fait mal: leurs profits, à travers la grève générale!

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