Le MAS organise avec succès une journée de discussion sur les droits des femmes

Le samedi 11 mars, dans le cadre de la journée internationale des femmes, le MAS/LSP a organisé une journée nationale de formation sur les droits des femmes. Ce fut une réussite avec une présence de 85-90 personnes de tout le pays. Les discussions étaient trés interessantes et les gens présents ont pu bénéficier d’une argumentation solide pour se consolider autour de ce thème.

Marijke Decamps

Les attaques néoliberales sur la position des femmes

La premiére discussion était surtout concentrée sur la situation actuelle, après les attaques du gouvernement avec le pacte des générations et offrait un réponse ferme à l’idée dominante comme quoi la situation des femmes s’est à ce point améliorée qu’il n’existe plus de problèmes à ce niveau.

Au contraire, les femmes, et surtout les femmes et filles issues de la population ouvrière, n’ont pas vraiment de bonnes perspectives devant elles. Il y a le probléme du sexisme et de la violence envers les femmes, mais tout cela est lié à la position socio-économique faible des femmes. Aujourd ‘hui les femmes prennent encore la plupart des tâches ménagères sur leurs épaules, la garderie des enfants, etc. En d’autres termes, la double tâche est toujours une réalité. Cette position plus faible est aussi refléctée dans les salaires et les conditions de travail des femmes.

Les femmes gagnent toujours environ un quart de moins que ce que les hommes gagnent, travaillent davantage à temps partiel et cela surtout pour combiner un boulot avec un ménage et des enfants ; elles sont dès lors doublement victimes des attaques du gouvernement sur les prépensions. Les femmes sont aussi touchées plus fortement par le chômage de longue durée. Depuis plus de 25 ans, la réponse des différents gouvernements à la crise est de donner des cadeaux aux grandes entreprises sous formes de réduction de taxes et en menant une politique de destruction néo-libérale. Soi-disant pour stimuler la création d’emplois. Les seul jobs qui fleurissent sont les chèques-services et autres statuts flexibles, qui ne sont pas rémunérés suffisamment pour équilibrer son budget ou avoir un vie décente.

Aujourd’hui, la pauvreté en Belgique est en train de grimper, et un grand nombre des victimes sont des femmes. La meilleure manière pour les femmes d’échapper à la pauvreté en Belgique est bien souvent de trouver un partenaire… De la discussion, l’idée qui ressortait trés clairement est que la politique dominante n’offre aucune solution et que cette politique rend les problèmes spécifiques auxquels les femmes sont confrontées encore plus aigus.

Dans la discussion, il y eut également des interventions des travailleuses du non-marchand et de la poste. Une camarade irlandaise a aussi parlé d’une lutte victorieuse contre le lincenciement d’une jeune militante syndicale, Joanne Delanay. La discussion fut finalement conclue par une camarade qui travaille à la SNCB.

Groupes de travail

Par la suite, nous avons eu le temps de discuter dans des groupes de travail plus restreints. Il y avait une discussion sur comment combattre le sexime et la violence dans les quartiers chauds. Beaucoup de femmes n’osent plus sortir, ou sortent seulement en groupe, et les victimes de viols n’osent bien souvent rien dire à ce sujet, notamment parce qu’elles ont l’idée que leur cas sera classé sans suite (ce qui est une triste réalité). La solution n’est pas d’avoir plus de police ou de caméras dans les rues, mais bien une augmentation du contrôle social, combiné avec une campagne active là-dessus, naturellement liée au programme socialiste qui signifie dans la pratique une amélioration fondamentale pour les femmes.

Un autre groupe de travail s’est tenu sur la situation au Pakistan et sur la campagne contre la violence envers les femmes que notre organisation soeur au Pakistan est en train de mener. Dans une situation si difficile, où le pays est dirigé par le dictateur Musharraf qui n’est rien d’autre qu’une marionnette des Etas-Unis, mener la lutte pour les droits des femmes et refuser la violence signifie aller complètement à contre-courant. Notre appel à la fin de la journée pour la solidarité financière avec nos camarades pakistanais a été un grand succès.

La discussion dans le troisième groupe de travail était orientée sur la violence conjugale, introduite par Sinead Daly de notre organisation soeur en Ecosse, et récemment réélue dans la direction nationale du SSP. La violence domestique est un problème énorme ; nous ne pouvons faire la différence qu’en mettant en avant un programme de logement sociaux, de réduction du temps de travail, de crèches gratuites pour donner la possibilité matérielle aux femmes et aux enfants d’échapper aux relations entachées par de tesl abus.

Meeting de clôture

Pour finir la journée, l’accent fut mis sur la nécessité d’impliquer et de développer les femmes activement dans le mouvement ouvrier et le parti révolutionnaire-en solidarité avec les hommes de la classe ouvrière, qui sont un allié objectif dans la lutte pour les droits des femmes-, la situation sur le plan mondial et la nécessité de construire une internationale socialiste.

Le capitalisme essaie sans cesse de casser chaque acquis de la classe ouvrière, et spécifiquement ceux des femmes. La seule maniè d’en finir avec toute cette saloperie capitaliste réside dans la construction d’une societé où les moyens seront difusés en fonction des besoins de la majorité de la population, et non en fonction des profits d’une petite minorité.

Utiliser la richesse produite dans ce but offrira la possibilité de créer des services publics qui prennent en main le travail ménager, de garantir des crèches décentes et gratuites, d’éliminer la différence salariale entre hommes et femmes, et de garantir une vie décente pour tous et toutes !

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