À La Louvière, votez Front de Gauche !

Rapport du meeting du 11 octobre

Hier soir s’est tenu le meeting du Front de Gauche de La Louvière. Une soixantaine de personnes se sont rassemblées au café "Le Succès" pour découvrir les propositions programmatiques et le projet de la liste. Parmi eux, beaucoup de jeunes, dont quelques militants du PSL. Des camarades du Front de Gauche Charleroi étaient aussi venus soutenir cette initiative.

Par Aurore (Mons)

Après une présentation de tous les candidats, plusieurs orateurs ont exprimé leur vision concrète du projet politique. Stéphane Mansy a longuement exposé le projet du Front de Gauche qui veut remettre le citoyen au cœur du débat et lancer des projets de culture pour tous.

Nathalie Rozza a mis en avant les dangers pour la vie privée que représente l’installation de caméras de surveillance dans la ville, comme le propose le bourgmestre sortant Jacques Gobert. Elle a mis en avant la nécessité de disposer de transports publics gratuits et nocturnes, ce qui dissuade aussi les potentiels agresseurs et qui permet de garder un centre-ville animé.

Claire Secco a mis en avant un plan de construction de logement sociaux de qualités, ce qui fait cruellement défaut dans le centre. D’autres candidats se sont également exprimés sur les sujets abordés dans le programme du Front de Gauche.

Nadège De Keyzer, 20 ans, membre du Parti Socialiste de Lutte et 8ème candidate sur la liste, a dénoncé le manque de crèches publiques et de place dans les maisons de repos. Elle a aussi appelé a plus de solidarité et à un soutien entier à tous les grévistes. Elle a lancé un appel à tous les travailleurs pour les enjoindre à s’organiser ensemble pour lutter contre l’austérité et organiser une résistance grâce à un nouvel outil politique. Son intervention a été vivement applaudie et saluée notamment par Freddy Bouchez, syndicaliste de terrain.

Jean-Pierre Michiels, tête de liste du Front de Gauche et conseiller communal du Parti Communiste, a conclu sur l’importance du rôle de la commune et de ses élus pour changer les choses.

Le débat qui a suivit nous a montré encore une fois, si besoin en était, que de nombreux jeunes et travailleurs, avec ou sans emploi, sont déçus par la politique des partis traditionnels et sont à la recherche d’une alternative à gauche du PS et d’ECOLO. La résistance s’organise aussi à La Louvière, tout comme à Charleroi, Liège, Bruxelles et en Flandre. La Louvière reste une banlieue rouge, fière et combative.


Ci-dessous, voici l’intervention de Nadège De Keyzer, en intégralité :

‘‘ Il sera bientôt possible de rester sur une liste d’attente de la crèche jusqu’à la maison de repos.

En ce qui concerne le secteur de la petite enfance, nous constatons un manque de places et de structures d’accueil : il faut la construction de nouvelles crèches !

Il n’est pas rare de voir des parents qui, avant même la naissance de leur enfant, se demandent dans quelle crèche ils pourront le faire garder, tellement la pénurie est flagrante !

Il ne faut pas non plus perdre de vue le coût exponentiel des crèches privées et dans ce cas, la question se pose vraiment car, la femme qui a en général un revenu plus bas que le mari, est obligée d’arrêter sa carrière pour garder son ou ses enfants ; ce qui la pousse elle-même vers le chômage et une situation plus précaire !

Ceux qui travaillent et choisissent l’option ‘‘crèche’’ s’appauvrissent, tellement le prix en est exorbitant… Il faut la construction de nouvelles crèches : qu’elles soient publiques et gratuites, et non pas dans l’optique de concurrence et de profit !!!

Si nous suivons la vie d’une personne, après la crèche vient l’école… avec encore les mêmes problèmes tels que le manque de rénovation et de financement accordé à l’enseignement. La construction de nouvelles classes plus adaptée est nécessaire.

Le manque de places porte un coup au moral de l’étudiant qui ne pourra pas entrer dans l’école de son choix alors que d’autres écoles ferment quand il manque deux élèves ! Encore une fois on se retrouve sur une liste d’attente.

Les professeurs sont également touchés car on leur demande de travailler dans des conditions défavorables, comme dans des classes surpeuplées, pendant que leur salaire ne suit pas l’effort.

Un jeune, avec son diplôme d’enseignant en poche se retrouve lui aussi sur une liste pour pouvoir commencer à enseigner.

En sortant de l’école, nous arrivons dans le monde du travail et on nous laisse le ‘‘choix’’ d’un travail mal payé, où on gagne parfois même moins qu’au chômage !!!

Pour ces travailleurs sans emploi, le gouvernement diminue leurs allocations, les entrainant dans la précarité et, comme si cela ne suffisait pas, ils doivent aussi faire face à la discrimination et à une chasse aux chômeurs sans cesse croissante et omniprésente, alors que, statistiquement, il reste un emploi pour 40 personnes !

Nous sommes dans une crise sans précédent et nous nous dirigeons vers un monde dans lequel même des personnes ayant un emploi vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Et cela, en travaillant jusqu’à 65 ans !

Maintenant, il faut parler des pensions qui diminuent toujours : elles jettent carrément les pensionnés dans la pauvreté !

Le revenu de ces pensions empêche une personne âgée de vivre décemment.

Le coût des maisons de repos est aussi très lourd pour une famille moyenne qui doit déjà assumer la crèche, l’école, les besoins d’un ménage, les soins de santé et les taxes.

Encore une fois, il faut rénover et construire des maisons de repos et les rendre accessibles aux personnes âgées qui sont dans la demande d’un service à leur écoute et de qualité, pour un prix décent.

En fait, jeunes ou personnes âgées : nos conditions de vie se dégradent vers une situation de plus en plus précaire !!!

A la question est-ce que « la commune peut répondre à ces besoins ? », la réponse est oui

Une commune peut investir, peut rénover, peut construire … elle peut surtout revoir ses priorités comme choisir de construire des logements sociaux plutôt que de rentrer dans des dépenses de prestiges !!!

Oui, si les élus le veulent vraiment, la commune a la possibilité d’améliorer notre vie quotidienne, mais pas seule : la population doit être impliquée, contre l’austérité à tous les niveaux de pouvoir. Ensemble, nous devons redynamiser la résistance contre l’austérité proposée par les partis traditionnels. Il faut redevenir solidaire ; et par ‘solidaire’, je ne veux pas dire remplacer le rôle de l’Etat et sortir de nos poches l’argent qu’il devrait légitimement employer à faire fonctionner les communes… Pour moi, être solidaire c’est arrêter de taper sur le dos des autres et se mettre ensemble en lutte !

Il faut soutenir les familles des grévistes et ceux-là mêmes qui ont le courage de rentrer en grève…

Ensemble on est plus forts, tout ce qui nous divise nous affaiblit. Nous devons construire un vrai front de résistance face à l’austérité grandissante : autour de La Louvière, à Charleroi, Liège et même en Flandre !

Pour le réaliser, il faut trouver un relais politique comme le Front de Gauche pour sortir de la logique du capitalisme et entrer dans une logique répondant réellement aux besoins de l’humain !

Le Front de Gauche – oui ! – pour sortir de la politique du profit, qui presse les travailleurs comme des citrons qu’on jette après en avoir tiré tout leur jus !!!

Les partis traditionnels ne peuvent tenir qu’une promesse : la précarité et la pauvreté.

Il faut soutenir les grèves qui résistent face aux injustices. Un parti politique doit être un outil dans les mains des travailleurs !!! Prenez le pouvoir !!!

L’important, ce n’est pas seulement les élections … Evidement, ce 14 octobre 2012, il faut voter Front de Gauche, il faut voter pour une autre politique mais surtout, ce qui est vraiment décisif, c’est l’après-élections : il faut s’organiser et continuer la lutte, tous secteurs confondus !!!

Il y a de plus en plus de gens qui en veulent et qui prennent conscience qu’il faut lutter. C’est surtout pour cela que nous avons besoin de vous !

On se reverra dans 6 ans mais on se reverra avant : sur des piquets de grèves, dans les manifestations, dans la lutte … Car la lutte continue, elle ne fait que commencer ! ’’

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