Il dirige une ville avec 22% de chômeurs, avec 2500 SDF, il accueille le lobby des plus riches d’Europe et fait arrêter 200 manifestants.

Qui est-ce ?

Freddy Thielemans, et son parti, c’est le PS.

Hier, ce fut une bien mauvaise journée pour le bourgmestre Freddy Thielemans. Normalement, le banquet des riches (voir notre article à ce sujet) devait prendre place sans rencontrer le moindre problème, et sans que plus personne n’en parle deux jours après. Hélas pour lui, la police a trouvé le moyen de placer l’évènement bien en évidence dans la presse en arrêtant des manifestants. Un ou deux, ce n’était pas suffisant, non, il en fallait plus d’une centaine pour bien montrer qui est le chef !

Freddy avait probablement dit à la police d’y aller mollo, en voulant éviter d’avoir à justifier un visage ensanglanté en pleine ‘‘une’’ suite à la répression policière 3 jours à peine avant la tenue des élections. On se rappelle de cette manifestante grecque lors d’une action des Indignés qui s’était retrouvée le visage écrasée sur le sol, ou de ces manifestants contre le Parti Populaire et Nation à Molenbeek qui avaient subi une violence policière féroce.

Mais ‘‘y aller mollo’’, ça ne veut pas dire ne rien prévoir du tout. La police a sous-estimé l’effet de la provocation de ce banquet des riches, en plein contexte de crise économique, alors que les allocations de chômage vont baisser de 25% en moyenne dès le mois prochain. En face du Cercle de Lorraine, où se tenait finalement le banquet, aucun policier n’était présent. Toutefois, les manifestants n’ont pas voulu entaché leur action et sont restés disciplinés, en lançant des slogans tels que ‘‘Résistance internationale, contre l’Europe du Capital’’. Ensuite, ils se sont dirigés vers les rues adjacentes. La police fédérale a expliqué l’arrestation qui a suivi à la presse en disant : "Les manifestants sont descendus dans le tunnel à la Porte Louise et ont marché vers la Porte de Namur. Un acte dangereux quand on sait qu’il s’agissait d’une manifestation sauvage. Rien n’était prévu au niveau de la circulation. Les automobilistes circulaient aussi dans le tunnel. Il fallait les sortir du terrain." Il s’agit d’un gigantesque mensonge qui doit maintenant servir à couvrir l’arrestation massive qui a eu lieu car aucun manifestant n’est descendu dans le tunnel.

Avec l’arrestation politique de plus d’une centaine de manifestants contre l’austérité, le débat est dorénavant ouvert : est-il normal d’accepter la monstrueuse provocation de ce banquet de super-riches et de figures de proue du néolibéralisme alors que le fossé est de plus en plus grand entre riches et pauvres ? Est-il normal que la police soit utilisée contre des manifestants non-violents qui dénoncent l’austérité ? Et la couleur du PS et de Thielmans là-dedans ? Rouge. Mais de honte, pas de colère.

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