8 mars : Marches et actions contre le sexisme à Bruxelles, Namur, Liège, Louvain, Courtrai, Gand, Anvers, Bruges,…

La crise du coronavirus a exacerbé les inégalités et les discriminations, y compris le sexisme. En moyenne, les femmes ont perdu deux fois plus de revenus que les hommes. Et le travail domestique non rémunéré est à nouveau davantage effectué par les femmes. En plus, une autre pandémie, invisible, fait rage : celle de la violence. Des décennies de progrès sont menacées. La récession économique et le chômage structurel qui va massivement arriver auront largement un visage féminin. Trop, c’est trop !

Exigeons des protections menstruelles gratuites dans nos écoles, services publics et lieux de travail ! La crise sanitaire a permis aux milliardaires de devenir encore plus riches ; les gouvernements ont offert d’énormes sommes d’argent en cadeaux aux grandes entreprises, alors qu’il n’y a soi-disant pas d’argent pour les services sociaux avec des listes d’attente qui s’allonge. 12 % des jeunes femmes déclare ne régulièrement pas avoir assez d’argent pour des protections menstruelles. Elles ne vont alors pas à l’école, ni aux activités de loisirs, de peur d’être harcelées si des taches de sang apparaissent sur leurs vêtements. En Écosse, la fourniture gratuite de protections menstruelles dans les écoles c’est étendue aux pharmacies, aux centres communautaires et maisons de jeunes.

Des services publics forts pour des droits des femmes forts

Les supermarchés ont fait de superbes profits, pourtant le personnel est parmi les moins bien payés de Belgique ! La crise sanitaire montre clairement qui fait fonctionner la société : le personnel de nettoyage, du secteurs sociales, des soins, de l’enfance, etc. : autant de secteurs où les femmes sont majoritaires et où les contrats précaires et les bas salaires sont malheureusement la norme.

On constate une augmentation des violences domestiques. Les femmes sont confrontées à un choix impossible : rester avec un partenaire violent ou courir le risque de la pauvreté. L’augmentation du salaire minimum à au moins 14 euros brut par heure est une première étape nécessaire pour garantir à chacun.e une vie décente et des choix libres.

8 mars : luttons pour une alternative !

Les inégalités ont fortement augmentées. Si les footballeurs sont testés chaque semaine, ce n’est absolument pas le cas du personnel et des résident.e.s des maisons de repos. Les jeunes qui ne disposent pas de leur propre chambre, d’un ordinateur ou d’une bonne connexion internet ont beaucoup de mal à suivre l’enseignement à distance.

Les riches et les grandes entreprises font activement pression pour que leurs intérêts l’emportent. Les femmes, les jeunes, les travailleurs.euses doivent s’organiser pour défendre collectivement leurs intérêts.

Nous exigeons que les richesses disponibles soient utilisées pour empêcher une marche arrière sur le plan des droits et du niveau de vie des nouvelles générations de femmes. Nous voulons une société où les besoins de chacun.e d’entre nous sont mis au centre, et non ceux de l’extrême minorité capitaliste.

La campagne ROSA veut faire du 8 mars une journée de lutte. Nous prévoyons des actions dans différentes villes (dans le respect des mesures sanitaires) : des manifestations (statique), mais aussi des actions à l’école et sur le lieu de travail.
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