Participez aux élections sociales et votez pour des candidats combatifs !

Les élections sociales ont débuté hier dans environ 7000 entreprises. En Belgique, ce sont les élections qui impliquent le plus grand nombre de candidates et de candidats : 132.750 en 2016. C’est à cette occasion que sont élus les représentants des travailleuses et travailleurs au sein du comité d’entreprise et du comité pour la prévention et la protection au travail.

Normalement, les élections sociales ont eu lieu en mai, mais la crise sanitaire a entraîné leur report. Aujourd’hui, la pandémie est toujours bien présente dans notre quotidien et, par conséquent, sur le lieu de travail. La crise sanitaire a confirmé l’importance de la combativité des délégués du personnel. Le patronat affirme respecter les mesures sanitaires, mais la réalité de terrain est bien différentes dans nombre d’entreprises. Les services d’inspection se plaignent d’ailleurs du manque de personnel pour effectuer les contrôles qui s’imposent. Là où des contrôles ont été effectués, il apparaît que deux tiers des entreprises négligent les mesures sanitaires ! Non, nous ne pouvons pas laisser notre santé aux mains des patrons !

De nombreuses questions ne peuvent être laissées à la discrétion du patronat. Allons-nous les laisser décider unilatéralement des conditions d’organisation du télétravail ? Allons-nous accepter que la crise serve de prétexte à une avalanche de licenciements et de fermetures ? C’est dans les moments difficiles que l’on sait le mieux sur qui compter. Et s’il y a une chose que nous avons constatée durant la crise sanitaire, c’est que ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font tout tourner.

C’est ensemble que nous sommes les plus forts pour arracher de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Et les élections sociales sont très importantes dans la construction d’un rapport de forces. La participation à ces élections démontre qu’elles sont bien considérées par les collègues. Certains vont voter pour la première fois, par lettre ou par voie numérique. Cette situation peut représenter un frein sur la participation : sur place, au boulot, il y a une multitude de contacts informels entre collègues. Il est plus facile de convaincre tout le monde de voter. Là où le télétravail est la règle, la participation risque d’être plus faible. Mais il reste important de profiter des élections sociales pour illustrer quelle force représente notre nombre. Nous disons donc très clairement : votez !

Mais voter pour qui ? C’est évidemment très important également. Pour défendre nos conditions de travail et de salaire et de repousser les attaques patronales (de la part des patrons eux-mêmes ou de celle des autorités), nous devons être audacieux et oser prendre les mesures nécessaire. Toutes nos conquêtes sociales ont été obtenues par l’entrée en action, de la journée des 8 heures au congé payé en passant par la protection des travailleurs grâce à la sécurité sociale. Une approche combative est nécessaire pour protéger ces conquêtes et en arracher de nouvelles. Le meilleur moyen d’y parvenir est d’obtenir la plus grande participation possible des collègues : en les informant, en réunissant régulièrement le personnel, en construisant un noyau de militants plus actifs,… en collaboration avec d’autres syndicats quand c’est possible, ou en faisant pression sur eux et en les invitant à collaborer autour de revendications concrètes.

Les membres du Parti Socialiste de Lutte – Linkse Socialistische Partij candidates ou candidats aux élections sociales lient tout cela à la nécessité d’une transformation socialiste de la société. Dans ce contexte de capitalisme en crise, chaque lutte syndicale adopte rapidement un caractère politique. C’est normal : nos revendications et nos besoins se heurtent directement aux étroites limites de ce que permet le capitalisme.

Ces élections sociales doivent être l’occasion d’élire des militantes et militants syndicaux les plus militants. Celles et ceux qui organiseront des assemblées du personnel pour débattre de la manière de lutter contre l’austérité et les licenciements. Obtenir des délégations syndicales plus fortes et plus combatives représente un signal fort pour la direction tout en posant les bases d’une opposition plus ferme aux attaques contre nos conditions de vie.

Partager :
Imprimer :
Première page de Lutte Socialiste