C’est leurs profits ou notre santé !

«Chaque jour, un hôpital supplémentaire est rempli de patients», a déclaré Geert Meyfroidt de l’hôpital universitaire de Louvain le 22 octobre. Nous allons droit dans le mur, s’accordent à dire tous les experts. Les hôpitaux liégeois doivent renvoyer des patients, mais le manque de moyens sévit partout! Le personnel n’avait pas encore récupéré de la première vague qu’il est déjà frappé par la nouvelle. «Plus de personnes sont déjà absentes que lors de la première vague en raison de la fatigue permanente», a expliqué le directeur de la Communication du CHU de Namur, Benjamin Vallée.

Les partis gouvernementaux et le reste de l’establishment ont échoué lors de la première vague et échouent à nouveau! Le Premier ministre De Croo appelle la population à faire preuve de solidarité. Il n’y a jamais eu de manque de solidarité. Nous le constatons à chaque catastrophe.

Mais nous avons besoin de beaucoup plus de tout : de capacités de test et de recherche des contacts suffisantes, de ressources et d’infrastructures plus nombreuses pour les soins,… Impossible sans cela de riposter au terrible virus en allant au-delà de méthodes moyenâgeuses comme l’isolement à domicile. A la différence que le travail et l’enseignement continueront de tourner. Les intérêts économiques priment sur tout dans ce système.

Nous devons prendre nos responsabilités pour protéger notre santé. C’est la classe ouvrière qui produit tout d’une manière générale. Les travailleuses et travailleurs sont les mieux placés pour décider des mesures sanitaires qui s’imposent sur leur lieu de travail. La situation devient-elle dangereuse? Que l’on arrête de travailler ! C’est arrivé dans un certain nombre de supermarchés notamment. En Grèce, les écoliers ont manifesté en rue pour réclamer des classes de moins de 15 élèves.

Pour éviter les contaminations sur le lieu de travail, il est essentiel que celles et ceux qui doivent être mis en quarantaine ne subissent aucune perte de revenus. Des tests réguliers sur le lieu de travail peuvent aider à les isoler plus rapidement, avant même l’apparition de symptômes. Mais les personnes renvoyées chez elles conservent doivent conserver tout leur revenu pour éviter que quelqu’un ne continue de travailler pour raisons financières.

Après des années d’austérité, il peut sembler impossible de répondre immédiatement aux pénuries. Dans la santé ou l’enseignement, où trouver suffisamment de personnel qualifié en un laps de temps aussi court ? Comment répondre au manque d’infrastructures ? Faire face à une crise telle que celle-ci exige de mobiliser toutes les ressources sociales disponibles.

La Belgique dispose d’un vaste secteur pharmaceutique aux capacités de test gigantesques, y compris pour obtenir rapidement les résultats. Dans les grandes villes, on pourrait réquisitionner de nombreux bureaux vides pour en faire des salles de classe ou d’autres infrastructures utiles. Au lieu de faire appel à des bénévoles, du personnel supplémentaire doit immédiatement être recruté pour des tâches non médicales. Qu’est-ce que les autorités attendent pour investir immédiatement dans la formation de personnel soignant ? Nous avons déjà perdu 7 mois !

Réfléchir à ce qui est nécessaire – et possible ! – entre directement en confrontation avec les barrières de la loi du profit capitaliste. Cette logique risque d’être désastreuse pour la production et la distribution de vaccins. Laisser l’initiative au secteur privé signifie d’avoir la répétition de la saga des masques. En pire. Respecter la logique de profit signifie que certains travailleurs croulent sous les tâches tandis que d’autres sont licenciés.

Ce sont les travailleuses et travailleurs eux-mêmes qui ont imposé les mesures nécessaires à leur sécurité. C’est la mobilisation du personnel de la santé qui a contraint le gouvernement à faire de premières concessions (bien que largement insuffisantes). Continuons sur cette voie ! Exigeons le développement de services médicaux dans les grandes entreprises pour permettre des tests de masse. Mettons en place, avec des collègues, des comités pour surveiller l’organisation et le respect des mesures sanitaires ! En cas de menaces de licenciements, exigeons l’ouverture des livres de comptes et exerçons le contrôle ouvrier avant de mettre l’entreprise dans les mains du public. Il n’y a pas la moindre solidarité entre patrons et employés car ils n’ont pas les mêmes intérêts !

Le capitalisme montre l’ampleur de sa faillite dans le secteur de la santé, dans l’enseignement, dans les tests et le tracing, dans le développement d’un vaccin, et certainement tôt ou tard dans sa distribution. Cela nous prive de toute perspective d’avenir. Le capitalisme pourri sur pied. Il doit être remplacé. Il est grand temps d’avoir un autre système, un système qui repose sur les besoins et les revendications de la majorité de la population. Seule une planification démocratique peut apporter une réponse à une telle crise mondiale. Organisez-vous et rejoignez la PSL pour lutter ensemble en faveur d’une alternative socialiste démocratique !

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Première page de Lutte Socialiste