Un plan anti-crise pour notre santé, nos emplois et notre pouvoir d’achat !

Les 500 personnes les plus riches au monde ont vu leur fortune augmenter de 871 milliards de dollars en 2020. Du début de la pandémie jusqu’au mois d’août, les milliardaires américains à eux seuls ont vu leur fortune augmenter de 637 milliards de dollars. Parallèlement, la majorité de la population est menacée par le chômage de masse et la précarité.

Par Michael (Gand)

Comme l’illustrent ces chiffres publiés par Oxfam, notre modèle économique permet aux plus riches de devenir encore plus riches même en temps de crise. Les inégalités du capitalisme se creusent en période de crise. Mais ce n’est pas tout. La classe capitaliste est bien consciente des opportunités que lui ouvre cette crise.

L’industrie pharmaceutique tente de profiter au maximum de la crise sanitaire. L’ONG Corporate Europe Observatory (CEO) a divulgué des documents concernant le lobbying et les négociations secrètes des entreprises pharmaceutiques auprès de la Commission européenne. Les grandes entreprises pharmaceutiques reçoivent des contrats lucratifs et des fonds publics pour financer la recherche et empochent ensuite les profits, sans la moindre garantie de l’efficacité des vaccins. Et cela dans le secteur le plus rentable au monde. Entre 2000 et 2018, les 35 géants pharmaceutiques ont réalisé un bénéfice net de 1.900 milliards de dollars !

Le groupe CMA-Medina a utilisé le système de sécurité sociale belge comme une vache à lait. Le gouvernement belge offre des remboursements aux entreprises qui effectuent des tests en Belgique. Résultat ? Les propriétaires ont pu vendre leur laboratoire pour 1 milliard d’euros… Jackpot pour les actionnaires.

La Fédération des entreprises belges (FEB) a annoncé que les prochaines négociations salariales dans le cadre de l’Accord Interprofessionnel (AIP) constituent une  »crise » qui s’ajoute à la crise politique et sanitaire. Pour le patronat, notre pouvoir d’achat est donc une crise qui menace leurs profits. Les patrons essayent déjà d’opposer l’emploi aux salaires ! Nous devons lui résister. Où est le plan d’action dont nous avons besoin pour défendre résolument les intérêts des travailleurs, y compris par la grève ? Profitons des élections sociales de novembre pour élire des délégués combatifs qui n’auront pas peur d’organiser sérieusement la lutte.

Le chômage n’est pas inévitable. Le travail ne manque pas dans la société. Tandis que le capitalisme laisse des millions de personnes sans emploi, des millions d’autres sont forcées de travailler jusqu’au burn-out. Les profits des capitalistes s’opposent à nos intérêts. Les motivations des actionnaires et des patrons sont inconciliables avec les besoins de la majorité de la population. Au lieu de renforcer leur incommensurable richesse avec des subsides publics et des mesures d’austérité contre nos conditions de vie, il nous faut un plan d’investissement public massif dans les soins de santé et l’enseignement, pour de vrais emplois avec de vrais salaires,… en bref : pour satisfaire les besoins de la majorité des gens qui vivent dans ce pays.

Un tel plan de crise permettrait de redistribuer le travail disponible avec une semaine de 30 heures, sans perte de salaire, et avec même des augmentations dans les secteurs essentiels. Où prendre l’argent ? Là où il se trouve ! En nous débarrassant des parasites qui ruinent l’économie et en plaçant les secteurs clés de l’économie sous contrôle et gestion démocratiques de la collectivité. Nous pourrions ainsi en finir avec les conséquences destructrices du capitalisme.

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Première page de Lutte Socialiste