Les appels à l’action se succèdent contre la menace que représente le Covid-19. Certains citent la République populaire de Chine en exemple car, selon eux, elle a agi de manière appropriée dans la lutte contre le coronavirus.

Par Sander (Termonde)

Bien entendu, les mesures draconiennes de la fin janvier n’ont pas manqué de produire leurs effets en Chine. Selon les derniers rapports, le pays a dépassé son ‘‘pic’’. De nombreux médias traditionnels, mais malheureusement aussi le PTB, oublient de mentionner que Xi Jinping et sa machine à broyer bureaucratique ont tout d’abord fait tout leur possible pour masquer l’épidémie de Covid-19 au cours de semaines cruciales.

Lorsque Li Wenliang, médecin à l’hôpital central de Wuhan, a fait part de ses inquiétudes au sujet du virus, le 3 janvier, il a été contraint de signer une lettre affirmant qu’il n’était qu’un menteur affolé. Il en a été de même pour d’autres lanceurs d’alerte. Le personnel médical de l’hôpital central de Wuhan a été brutalement bâillonné afin de ne pas mettre en danger la situation politique et économique déjà précaire du pays. Un voile de mystère plane encore autour de la mort de Li Wenliang, le 6 février, des conséquences du Covid-19.

La quarantaine qui a suivi la confirmation de l’épidémie peut être qualifiée de décisive, mais seulement si l’on ignore les millions de personnes qui se sont retrouvées sans revenu et que des villes entières sont quasiment devenues des zones de guerre. Les conséquences pour des centaines de millions de Chinois sont incalculables ! En ce moment-même, des travailleurs sont contraints de retourner à l’usine et les écoles rouvrent sans aucune certitude que l’épidémie est terminée. Il est clair que l’empereur Xi est plus préoccupé par son prestige personnel, sa mainmise sur le pouvoir et son image à l’international que par la santé de la population.