Meeting FGTB à Anvers. La base veut un plan d’action clair pour défendre les prépensions

Début septembre, un meeting commun de plusieurs centrales FGTB a eu lieu à Anvers pour discuter de l’offensive contre les prépensions. Quelque 400 militants y ont fait preuve d’une énorme combativité. La base de la FGTB a clairement signifié au secrétaire général Xavier Verboven qu’elle n’accepterait pas de concessions lors des négociations sur les fins de carrière et appelait de ses voeux un plan d’action.

Verboven a fait le tour des propositions sur les fins de carrière et a assuré que la FGTB n’accepterait jamais que la prépension ne soit accessible qu’après 40 ans de carrière. Verboven a été interpellé depuis la salle sur le nombre d’années qu’il trouvait acceptable avant de partir en prépension. Il n’a pas répondu.

On y a dit que les discussions sur les fins de carrière, le financement de la sécurité sociale et le maintien de l’Etat-Providence devaient aller de pair. Le lendemain du meeting, Verboven donnait une interview dans De Tijd où il défendait la nécessité de lier toutes les discussions, faute de quoi la base syndicale n’accepterait jamais les propositions en matière de prépension… Les interventions de la salle ont fait transparaître nombre de critiques. Tel ce militant qui disait qu’il ne fallait pas négocier sur la régression sociale, mais sur la nécessité de la création d’emplois.

Un délégué de Degussa a dit que l’édition spéciale du journal de la FGTB flamande ‘De Nieuwe Werker’ était un instrument utile, mais qu’il laissait la porte ouverte à des concessions inacceptables. Le principe de travailler plus longtemps n’y est pas remis en cause, ce qui fait qu’on ne sait plus trop jusqu’où la direction de la FGTB est prête à aller. Où va-t-on mettre la limite? Il disait que la limite de 25 ans telle qu’elle existe actuellement devait être maintenue. Le délégué a aussi réclamé un plan d’action.

Un délégué de Bayer a aussi réclamé la tenue d’une assemblée de tous les militants dès qu’une décision sera prise. Il a aussi dit qu’il fallait un plan d’action avec une plateforme de revendications claires. Elle devrait inclure la nécessité du maintien et de l’amélioration du système de prépension, une diminution du temps de travail et le maintien du financement de la sécurité sociale. La direction de la FGTB doit tirer les leçons des négociations pour l’AIP. Sous la pression de la base, il y avait eu alors une manifestation de plus de 50.000 participants le 21 décembre 2004, mais aucune action commune des différents secteurs n’avait suivi. Il manquait un plan d’action soutenu par les différents secteurs, ce qui a permis au gouvernement d’imposer finalement une norme salariale sans résistance unifiée de la part du syndicat.

La base a fait montre de sa prédisposition à l’action lors de cette réunion et elle n’est pas prête à tolérer une répétition des discussions sur la norme salariale. La direction devra en tirer les conclusions et doit cesser de tergiverser dans la mise sur pied d’un plan d’action. Le tract que le MAS a distribué à l’assemblée développait ce point de vue et a été bien accueilli.

Après avoir pris connaîssance de la "note d’orientation" du gouvernement sur les prépensions et le financement de la sécurité sociale, les directions de la FGTB et de la CSC ont enfin décidé de travailler à un plan d’action. En attendant, le meeting d’Anvers aura démontré à quel point la base aspire à un cela.

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