Ce 5 février, le couperet est tombé: GSK a annoncé son « plan de transformation ». La restructuration touchera près des 1000 travailleurs: 595 cadres, 125 employés et 215 CDD (ouvriers et employés).

La direction de GSK et les politiciens orientent le débat vers la bonne santé du secteur et la promesse de GSK de consacrer 500 millions d’euros à ses infrastructures en Belgique. Mais en orientent ces investissements dans la robotisation, l’automatisation et le matériel à usage unique, de nouveaux emplois deviendront obsolètes à l’avenir, essentiellement en production. Au niveau de l’entreprise, 500 millions sur 3 ans constituent moins de 1% des actifs et ce n’est en rien une promesse de maintien de l’emploi.

Le site de Wavre est le plus grand site de production de vaccins au monde. Deux millions de doses sortent chaque jour du site.

Le PSL appelle à la nationalisation de GSK sous contrôle et gestion démocratiques de la collectivité, sans rachat ni indemnités. Nationaliser pour sauver l’emploi. Nationaliser pour orienter la production selon les besoins: non aux pénuries de médicaments et de vaccins! Nationaliser pour orienter les investissements selon les besoins: pour financer le secteur des soins de santé qui en a grandement besoin. Nous apprenions il y a quelques jours la pénurie en vaccin contre le papillomavirus (HPV), le Gardasil9 de MSD. Or, le site de Wavre produit un vaccin contre le HPV, le Cervarix. Nationaliser permettrait de produire de manière à prévenir les pénuries mais aussi en vue d’exporter vers les pays où l’infection est mortelle faute d’infrastructures pour prendre en charge les malades, certainement dans de nombreux pays d’Afrique.