La guerre de classe aura bien lieu

Quelle est la meilleure arme pour la lutte ?

2011, c’est l’année où la dictature des marchés a explosé aux yeux de tous, avec des technocrates imposés au pouvoir en Italie et en Grèce. Mais l’histoire s’accélère, les masses entrent en mouvement, les marchés paniquent. Partout, les 99% sont appelés à payer pour les 1%. Eux, ils ont plusieurs partis pour les défendre, et qui défendent d’ailleurs leurs intérêts depuis longtemps. Mais leurs politiques néolibérales ont complètement miné leur autorité. Ces partis traditionnels sont d’ailleurs encore plus éprouvés aujourd’hui avec les plans d’austérité qu’ils appliquent.

Par Stéphane Delcros

Parmi eux, il y a la social-démocratie, mais le PS n’est plus dans les luttes depuis longtemps et le risque est grand que les travailleurs lui fassent payer ses trahisons sur le terrain. La social-démocratie, comme tous les partis traditionnels, se résume aujourd’hui à une machine électorale, où la rhétorique de gauche qui vaut en campagne cache l’unique but postélectoral : défendre les intérêts de la classe capitaliste. Au cours du XXe siècle, la trahison des partis staliniens a également poussé les travailleurs, au fil du temps, à se détourner des partis en général.

Un instrument politique de lutte

L’idée du parti a beau être bafouée, disposer d’un outil politique pour les travailleurs et les jeunes n’en est pas moins crucial pour remporter la victoire. Mais si l’on veut qu’un tel parti défende les intérêts des 99%, il doit absolument être indépendant des capitalistes. Un parti qui se met vraiment du côté des travailleurs ne va pas quémander son argent auprès des institutions capitalistes. Au PSL, le fait d’être actif et d’aller chercher la solidarité financière parmi notre classe nous permet aussi de sentir ce qui se passe à la base et de nous former. L’indépendance financière pousse à rester en contact permanent avec les travailleurs et les jeunes.

Un parti organisé comme tel peut alors être un réel outil dans les mains des travailleurs, dans lequel les expériences se partagent, le programme et les mots d’ordre s’affûtent et les actions nécessaires sont organisées, tout cela collectivement, et de manière démocratique. Sans cela, ce parti est appelé à dégénérer et à transformer l’espoir en déception.

La démocratie au service de l’efficacité

Même orienté vers les intérêts des travailleurs, un parti non démocratique n’est pas capable de capter le sentiment qui vit vraiment à la base de la société, ni de canaliser l’analyse et l’expérience collectives pour orienter les méthodes et le programme du parti. La tentation opportuniste est alors à l’ordre du jour, et les perspectives peuvent très vite devenir avant tout électorales. Ce manque de perspectives peut pousser un parti de gauche à faire de plus en plus de la politique de la même façon que les partis traditionnels.

Au PSL, nous défendons la démocratie dans les mouvements parce que c’est la meilleure garantie d’efficacité. Nous défendons la liberté démocratique au sein des assemblées du mouvement ‘’Occupy’’ et des indignés. Nous appelons à élargir le mouvement par des assemblées de masse, construites dans les collectivités et sur les lieux de travail, liées démocratiquement les unes aux autres. Nous plaidons pour la nationalisation sans rachat ni indemnité des secteurs-clés, ou d’entreprises comme ArcelorMittal, mais sous le contrôle démocratique des travailleurs et de leurs famille.

Un relais pour les luttes syndicales

Les armes politiques des 1% sont déjà prêtes pour la guerre de classes. Nous avons, nous aussi, besoin d’armes politiques. La lutte syndicale est plus que nécessaire, mais elle a aussi besoin d’un relais politique. En face, l’ennemi est hyper organisé ; nous devons l’être aussi, si pas mieux.

Nous avons perdu trop de temps. Il est nécessaire, d’urgence, que les syndicalistes combatifs rompent avec ces politiques de droite. Tant que le PS est le relais politique du mouvement, celui-ci sera toujours freiné par ses alliés dans la bureaucratie des syndicats. Nous avons besoin d’un nouveau parti des travailleurs, indépendant de la classe dominante. Un parti qui serait aussi un relais pour les luttes syndicales, qui pourrait proposer des mots d’ordre pour faire avancer les luttes dans le sens de la victoire.

Un tel parti large des travailleurs serait un grand laboratoire d’expériences. Et, dans ce laboratoire, le PSL veut défendre la nécessité de renverser le système pour organiser une autre société, réellement démocratique, une société socialiste où nous, les 99%, décidons nous-mêmes de la production, pour que celle-ci soit orientée vers les besoins réels de l’ensemble de la population et non plus vers les profits des 1%. Ne nous regardez plus, rejoignez nous !

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