L’enjeu de cette manifestation n’est pas des moindres : c’est un avertissement au patronat et à ses partis politiques. Le gouvernement Michel, un gouvernement anti-travailleurs, a vidé les caisses. Comment assurer la fin de l’offensive contre la sécu ?

Tract du PSL

La FGTB a eu raison de prendre l’initiative de cette mobilisation. L’offensive contre la sécu n’est pas neuve, pensons au Plan global, au Pacte des générations ou encore à toutes ces portes dérobées qui ont permis aux patrons de verser de moins en moins à la sécu. Le gouvernement Michel est allé un cran plus loin en diminuant de 33% à 25% le taux de base de cotisation patronale à la sécurité sociale. Cette mesure – à elle seule – représente un manque à gagner pour la sécu de 5,8 milliards d’euros ! Résultat ? A politique inchangée, le déficit de la sécu s’élèvera à 6,4 milliards d’euros en 2024. Ce déficit a été délibérément construit par les autorités et il servira de prétexte pour réduire notre protection sociale.

Impayable la sécu ? Quelle blague ! Elle a germé dans l’entre-deux guerres et est officiellement née en décembre 1944, dans un pays ravagé par la Deuxième guerre mondiale ! Et ce qui était alors possible ne le serait plus aujourd’hui ? Ce qui a imposé sa création à l’époque, c’est la peur qu’inspirait le mouvement ouvrier.

Nous avons encore toutes et tous en tête les mobilisations contre le gouvernement Michel. En 2014, le gouvernement a vacillé, il était à deux doigts de chuter. Même s’il a pu se rétablir en profitant de l’indécision au sommet des syndicats et en instrumentalisant le choc consécutif aux attentats terroristes, il a été forcé de retirer son projet de pensions à point après une manifestation dont l’affluence avait pris tout le monde de court.

La manifestation de ce 28 janvier ne doit pas être un événement unique. Il faut préparer la suite, en front commun syndical si possible. Cette unité doit s’étendre à la jeunesse également. Le message à envoyer aux formateurs est clair : il nous faut une autre politique, ou alors c’est un plan d’action au minimum aussi conséquent que celui de 2014 que vous trouverez face à vous. Et nous saurons mobiliser l’enthousiasme que nous ressentons tous pour l’extraordinaire lutte de masse en France contre la contre-réforme des retraites de Macron et de son gouvernement.

À l’occasion des élections sociales, nous pouvons organiser des réunions du personnel pour expliquer qu’il faut acter que plus aucun espace n’existe aujourd’hui pour le syndicalisme de concertation. Pour sauver nos conquêtes sociales, nous devons corriger les erreurs du passé et les dégâts de cette stratégie qui a consisté à « reculer sans trop perdre » pendant 30 ans qui a laissé de plus en plus de travailleuses et travailleurs sur le bords de la route.

Est-ce normal de vivre dans la pauvreté en travaillant ? Ou après avoir travaillé toute sa vie ? Ou d’être sans emploi alors qu’il y a tellement à faire que certains en sont malades ? Il nous fait un salaire minimum horaire de 14 euros ; une pension minimale de 1.500 euros net par mois ; la semaine des 32 heures avec maintien du salaire, embauche compensatoire et réduction de la charge de travail,… L’argent ne manque pas, mais il faut aller le chercher là où il est.

De plus, nous savons très bien qu’aucune conquête sociale n’est véritablement acquise en restant dans les limites du capitalisme. Les capitalistes et leurs pantins politiques tentent systématiquement de reprendre ce qu’un combat acharné les a forcés à céder. C’est pourquoi nous devons cibler le coeur-même de cette société capitaliste où 2153 milliardaires détiennent plus d’argent que 60% de l’humanité (étude annuelle d’Oxfam) ! Nous avons besoin d’une autre société, une société où nous aurons réellement notre mot à dire, y compris sur la manière dont les choses sont produites et dont les richesses sont utilisées. Seule une société socialiste où les secteurs-clé de l’économie sont nationalisés et démocratiquement gérés par les travailleuses et les travailleurs le permettra.

8 mars RDV à BXL, 14h, Place de la Monnaie

Les femmes sont au premier rang des victimes des attaques contre la sécurité sociale. Ce n’est pas un hasard s’il s’agira du thème de la manifestation nationale du 8 mars à Bruxelles organisée par la Marche Mondiale des Femmes. Cette Journée internationale de lutte pour les droits des femmes est idéale comme prochaine étape pour une mobilisation de masse, n’hésitez pas à y participer avec vos couleurs syndicales !

Contactez la Campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) pour en parler dans vos délégations, en réunion du personnel,…