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Bruxelles : Le combat des ALR passe à la vitesse supérieure !

Septembre, rentrée sociale. Pour le Front Commun Syndical représentant le personnel des administrations locales de la Région (ALR) de Bruxelles-Capitale et des Hôpitaux du réseau IRIS, c’était l’occasion de présenter à la presse son plan de mobilisation pour les mois à venir.

Depuis un an déjà, le font commun mobilise autour d’un ambitieux cahier de revendication autour, notamment, de la suppression du grade E (le niveau le plus faible de rémunération), de l’augmentation de 10% de tous les barèmes, de la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires, de la statutarisation du personnel, une programmation sociale (prime de fin d’année) dans tous les pouvoirs locaux et, plus globalement, de l’instauration d’une véritable politique de bien-être au travail et de l’arrêt des pratiques de management autoritaires. Ces multiples exigences ne tombent pas de nulle part : elles sont le fruit d’un intense travail de discussion interne, une large implication du personnel qui a permis d’amorcer une excellente dynamique de mobilisation.
Après une phase initiale de sensibilisation interne notamment par le biais d’une pétition, le cahier de revendications a été déposé auprès du Ministre-Président de la Région en septembre 2018. S’en sont suivis une série de manifestations dans les rues de Bruxelles, de multiples arrêts de travail et une tournée aux Conseils Communaux nouvellement installés après les élections d’octobre 2018, etc. Tout cela avec des réunions et assemblées générales afin de donner au personnel les outils de s’approprier leur combat.

A l’approche des élections de mai, différents représentants du PS et d’Ecolo se sont déclarés solidaires du combat du personnel. Que de belles paroles il y a eu… Mais quand les représentants des travailleurs ont pris connaissance de la déclaration de politique générale du Gouvernement Bruxellois, ils n’ont rien trouvé concernant le personnel des pouvoirs locaux. Il était bien question d’une revalorisation de salaires… mais uniquement celui des bourgmestres !

La suppression du grade E a déjà été effectuée au niveau régional, mais pas local. Il s’agit de la plus large catégorie de travailleurs communaux (28% des agents des pouvoirs locaux). La différence n’est pas des moindres : les échelles barémiques régionales sont actuellement 13,93% supérieures aux locales (soit 178,45 euros) !

Un agenda de rentrée bien chargé

Cet affront, le Front Commun Syndical l’a pris comme une déclaration de guerre. C’est donc à juste titre qu’il a présenté un vaste plan d’actions pour cette rentrée sociale 2019. Des actions auront lieu durant tout le mois d’octobre jusqu’à la tenue d’une grève régionale le 7 novembre, un an après celle de l’an dernier. Un préavis de grève a été déposé pour couvrir toutes les actions qui prendraient place de septembre à décembre.

Ces moments de mobilisation seront accompagné de moments de débat et de discussion afin de continuer à assurer le contrôle des travailleurs sur leur combat, mais aussi pour voir comment organiser des actions et des grèves plus dures, puisque les autorités ont décidé de faire la sourde oreille jusqu’ici. D’autant plus que le nouveau ministre de la fonction publique bruxelloise est Bernard Clerfayt (Défi), le seul bourgmestre à avoir refusé de recevoir les travailleurs durant la tournée des conseils communaux.