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Chaos climatique, austérité, sexisme, précarité,… Transformer la colère en résistance anticapitaliste !

Avec 4 millions de participants et la jeunesse à l’avant plan, la 3e grève mondiale pour le climat à pris une ampleur historique le 20 septembre dernier. Certains pays ont connu des mobilisation de masse d’une ampleur inédite comme aux Etats-Unis, en Australie, en Allemagne,… Dans d’autres pays, le mouvement, qui s’est étendu comme un trainée de poudre à toute la planète, en est encore à ses balbutiements. A Bruxelles, la marche a réuni entre 15.000 et 20.000 participants. Si le mouvement des travailleurs embraye lui aussi et marque la lutte de son empreinte, ce qui peut être réalisé défie l’imagination.

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) est chaque année responsable d’environ 85% des émissions de CO2 dues à l’activité humaine. La conversion de l’ensemble du secteur aux énergies renouvelables est bloquée par les limites du capitalisme. Ce système repose sur la concurrence et la course aux profits au bénéfice des détenteurs des grands moyens de production. Ces grands patrons peuvent se donner une image éco-friendly, mais ils continuent d’aggraver la situation.

Les crises économique et climatique proviennent de l’ADN du capitalisme. Les effets de la grande récession de 2007-2008 se font encore sentir aujourd’hui, alors que la guerre commerciale et le Brexit font craindre le pire pour demain. Et si ce n’était que ça ! Les racines de la récession précédente sont toujours bien présentes, puisque les travailleurs ne bénéficient pas de l’ensemble des richesses qu’ils produisent. L’écart entre riches et pauvres n’a jamais été aussi grand. Les pertes des banques et des grandes entreprises ont été supporter par la collectivité, aggravant l’endettement public. A chaque fois, c’est à nous de payer.

De son côté, le gouvernement de droite de Charles Michel a orchestré un véritable hold up. Le saut d’index à déjà rapporter 12.5 milliards d’euros de diminution salariale aux patrons, 6 milliards d’euros ont été pillé dans les caisses de la sécurité sociale, les soins de santé ou le transport ferroviaire sont affamés. Mais les grandes entreprises n’ont jamais reçu autant de cadeaux: réductions de cotisations sociales, diminution de l’impôt des société, subsides publics, etc. Les autorités ont confisqué l’argent de la collectivité pour le transférer aux plus riches. Les inégalités atteignent des sommets. Aujourd’hui, après 10 années d’austérité, le déficit budgétaire cumulé de 2019 à 2024 avoisinera les 50 milliards d’euros ! On nous parlera de nouveaux sacrifices, des recettes qui aggraveront tant les problèmes de fin du mois que ceux de fin du monde.
Depuis 2010, les grandes entreprises privées ont augmenté massivement leur endettement en bénéficiant d’argent bon marché. Qu’en ont-elles fait ? L’ont-elles investi dans des investissements socialement utiles, dans la transition écologique, dans la création d’emplois décents, dans la lutte contre le changement climatique ? Pas du tout. Il s’en sont servit pour continuer à spéculer et distribuer des dividendes records aux actionnaires.

Résistance !

Le potentiel de transformer le ras-le-bol en action existe. La mobilisation internationale des jeunes pour le climat l’a une nouvelle fois démontré. Les conséquences de l’austérité sur la pression au travail poussent déjà certains secteurs à entrer en lutte, à l’image des travailleurs de la santé. Une première vague de pertes d’emploi a touché le secteur privé en septembre (KBC, Punch Powertrain, Fnac, Match et Smatch, Lhoist), elle exige une riposte des travailleurs. Il nous faudra généraliser la résistance autour d’un projet de changement de société pour faire face aux multiples visages – économique, social et écologique – de la crise du système capitaliste, et ainsi avancer vers l’instauration d’une société débarrassée de l’exploitation, une société socialiste démocratique.