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Manifestation le 24 novembre : Stop aux violences faites aux femmes !

Le 25 novembre est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Ce doit avant tout être une journée de lutte collective et l’occasion de mettre en avant la nécessité de s’organiser syndicalement, politiquement et dans des campagnes combatives telles que ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) pour s’attaquer aux causes de ce fléau.

Par Ophélie (Bruxelles)

En Belgique, 98% des femmes déclarent avoir été victimes de harcèlement et 2/3 d’agressions. Cette violence n’a d’ailleurs pas lieu que dans la rue, mais également sur le lieu de travail ou d’étude, et même à la maison !

Il faut réagir face à cette situation, mais comment ? Croire les promesses du gouvernement pour empêcher les violences sexistes ? Plus de caméras de surveillance et de policiers dans les rues ne nous aideront pas… De plus, le gouvernement s’est félicité de la loi contre le sexisme de 2014 alors que celle-ci est inapplicable dans la pratique.

Si le gouvernement souhaitait vraiment stopper les violences faites aux femmes, il ne permettrait pas que l’espace public soit pollué par des publicités sexistes et améliorerait les services publics plutôt que faire des coupes budgétaires. Il mettrait en place des mesures favorisant l’indépendance économique des femmes plutôt que de les appauvrir !

Ce dont on peut être sûr, c’est que l’objectivation du corps des femmes dans les publicités et les médias n’arrangent rien. Cela tend à banaliser les violences et le harcèlement sexuel. Les firmes publicitaires utilisent le corps des femmes comme objets de marketing et/ou sexuels pour faire du fric. Un objet, on peut en disposer à sa guise… Pourtant, les femmes ne sont ni des bouts de viande, ni des trophées ! Ce fantasme est hélas fort intégré et est très présent, notamment au travers de la culture du viol qui voudrait rendre les femmes responsables des violences qu’elles subissent au quotidien. Une robe ‘‘trop courte’’ ou un décolleté ? Ce serait alors notre faute si on se fait agresser ? Sous les intimidations, combien de femmes vont-elles jusqu’à modifier leur apparence vestimentaire et leurs habitudes de vie en évitant certains quartiers ou de rentrer seule le soir ?

Pour l’indépendance économique des femmes

Aujourd’hui encore, beaucoup de femmes n’ont financièrement pas la possibilité de quitter leur emploi ou leur compagnon, ce qui les rend encore plus exposées aux violences. La politique d’austérité conduite par le gouvernement Michel aggrave la précarité des femmes et ouvre la porte à plus de violences envers elles. Il faut lutter contre les violences économiques d’autant plus qu’elles facilitent les autres formes de violences ! Des emplois stables correctement rémunérés de même que l’individualisation et la revalorisation des allocations sont indispensables.

Les autorités réduisent les budgets de la police locale, de la justice, des services de prévention, des centres d’accueil, du secteur social. Il manque donc du personnel formé à la gestion des agressions sexistes, de centres d’accueil,… Un refinancement public massif des services publics et sociaux est vital pour la prévention et le soutien aux victimes ! Les mesures d’austérité sont profondément sexistes en plus d’être antisociales.

L’émancipation des femmes est impossible dans un contexte de pénuries grandissantes et dans une société où les ultra-riches accaparent presque toutes les richesses. Pour lutter contre le sexisme, il faut aussi lutter contre le capitalisme, qui engendre inégalités et discriminations !

Participe à la délégation de la campagne ROSA pour promouvoir un féminisme socialiste de combat lors de la manifestation contre les violences faites aux femmes, organisées par la plateforme Mirabal, dont la campagne ROSA est signataire.

La plateforme Mirabal Belgium vous invite à une grande manifestation nationale à Bruxelles contre les violences faites aux femmes le dimanche 24 novembre 2019. RDV à 13h30 au Carrefour de l’Europe (Gare Centrale), départ 14h.