Dégageons l’austérité par une escalade de grèves !

Une avalanche d’économies, ça se stoppe mieux dès le début !

Di Rupo fait son petit Papandréou : aux travailleurs de payer la dette publique tandis que les banques-casino sont soutenues. Il veut appliquer le plus grand plan d’austérité de notre histoire. Ce sera pour l’an prochain, mais aussi pour la suite. En 2013, un effort identique nous attend, et de même pour les deux années suivantes. La réaction des syndicats n’a donc rien de prématuré ; la meilleure manière de bloquer une telle avalanche d’économies, c’est de s’y prendre dès le début. Après, cela n’est que plus difficile.

Tract du PSL

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Les plus faibles sont les premiers attaqués. Les chômeurs, les malades et ceux qui ne sont plus capables de suivre le rythme de travail à cause de leur âge. Les accises sur l’alcool et le tabac ainsi que TVA sur l’huissier augmentent. Les chemins de fer et la poste seront moins pris en charge. Tout ça pour améliorer le sort des travailleurs actifs ? Oubliez ça. Pour mettre les salaires sous pression, il n’y a pas de meilleure manière qu’un secteur à bas salaire composé de ceux qui viennent de sortir des études et des plus de 50 ans. Et la classe moyenne ? Selon Karel Van Eetvelt, président de l’union patronale flamande Unizo, elle travaille plus dur et les travailleurs devraient faire de même plutôt que de faire grève et de manifester. Mais elle travaille plus pour vendre à qui ? A la rue ?

Di Rupo avait un autre choix, celui d’aller chercher l’argent là où il est: chez ceux qui gagnent le plus, qui possèdent le plus, qui cachent ces trésors et vident les caisses de l’État. Au lieu de ça, les impôts supplémentaires frappent surtout les petits épargnants alors que les grandes fortunes restent intactes. On préfère arracher des moyens aux soins de santé tandis que les entreprises doivent livrer une aumône sur la scandaleuse déduction des intérêts notionnels. La lutte contre la fraude fiscale devra aussi être menée avec moins de personnel. Le PSL estime que le secteur financier et les secteurs clés de l’économie doivent être nationalisés et placés sous le contrôle de la collectivité. Ce n’est qu’ainsi que l’économie pourra être organisée de manière à satisfaire les besoins réels de tous et pas seulement la soif de superprofits de certains.

Une manifestation est un bon début, mais ce ne sera pas suffisant pour empêcher qu’ils nous fassent payer la crise. Le plan d’action de Nico Cué, des métallos FGTB Wallonie-Bruxelles, propose une grève générale de 24 heures en janvier, suivie par une de 48 heures en avril et si nécessaire une autre de 72 heures en juin, ce qui permet de construire un rapport de forces. Nous devons nous préparer avec des arrêts de travail et des réunions d’information et de consultation sur les lieux de travail. Par ailleurs, avec les délégations syndicales, nous pouvons aussi impliquer la société dans son ensemble. Et qu’attendent donc les syndicats pour un plan d’action européen ? Il est évident que les travailleurs sont touchés à travers toute l’Europe.

Di Rupo fait appel au sens des responsabilités, tout comme les anciens premiers ministres ‘‘sociaux-démocrates’’ grec, portugais et espagnol. ‘‘Les marchés’’ ne lui laisseraient aucun choix. Voilà pour la démocratie. Les patrons belges parlent eux-aussi dans la presse d’une ‘‘dictature douce’’. Nous avons besoin d’un autre gouvernement, un gouvernement des 99% qui fait payer la crise aux véritables responsables.

Pour cela, les syndicats doivent rompre avec leurs partis ‘’amis’’ et construire un nouveau et puissant parti des travailleurs avec des hommes politiques qui gagnent le salaire d’un collègue, pas celui d’un manager. Ça n’existe pas ce genre d’élu ? Allons les chercher parmi les dizaines de milliers de militants syndicaux qui s’engagent quotidiennement pour leurs collègues de façon totalement désintéressée ! Les travailleurs ont la force du nombre. En Flandre, Rood!, le mouvement de l’ancien candidat à la présidence du SP.a, Erik De Bruyn, a rompu avec ce parti pour suivre son chemin. En Wallonie et à Bruxelles, ce potentiel existe également.

Pour le Parti Socialiste de Lutte, le capitalisme n’a plus rien à offrir, et il faut s’engager dans la voie du socialisme démocratique.

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