Home / Photos / Journée nationale d’action de la FGTB pour un meilleur salaire minimum

Journée nationale d’action de la FGTB pour un meilleur salaire minimum

Avec des manifestations à Liège, Anvers et Wavre ainsi que des concentrations militantes à Gand et à Bruxelles, la FGTB est passée à la vitesse supérieure avec sa campagne pour un salaire minimum plus élevé. A juste titre, elle défend qu’un salaire minimum décent ne doit pas descendre sous les 14 euros de l’heure, ce qui correspond à 2300 euros bruts par mois. Le salaire minimum actuel est beaucoup plus bas : un peu moins de 10 euros de l’heure. Les patrons et le gouvernement ne sont pas prêts à augmenter les salaires les plus bas : il n’y a eu qu’une augmentation de 0,10 cent de l’heure dans le dernier AIP (Accord interprofessionnel).

Cette campagne pour les 14 euros de l’heure est particulièrement importante. Construire la solidarité, cela se fait en défendant activement les plus faibles, en l’occurrence les travailleurs les moins bien payés. Après des années de modération salariale et d’augmentation du secteur des emplois flexibles à très bas salaires, il est plus que temps de relever les salaires les plus bas. Relativement parlant, par rapport au salaire médian, le salaire minimum belge est l’un des derniers en Europe.

Gand

Gand

Wavre

La campagne « Fight for €14 » dispose d’un beau potentiel. L’initiative provient de la FGTB, ce qui est malheureusement utilisée par certains au sein la CSC pour la négliger et même démobiliser. Un an avant les élections sociales, certains préfèrent visiblement choyer leur propre profil au lieu de voir comment nous unir dans la lutte pour de meilleurs salaires. La lutte pour des salaires minimums plus élevés n’est pas liée à une idéologie syndicale spécifique : les syndicats sont plus forts lorsque les travailleurs à bas salaires sont plus forts.

Aux États-Unis, un certain nombre de victoires ont été remportées dans la bataille pour les 15 dollars de l’heure – y compris dans la ville de Seattle, où notre organisation sœur Socialist Alternative et son élue Kshama Sawant ont joué un rôle de premier plan dans cette bataille. Pour ce faire, le mouvement a été construit à partir de la base, avec la plus grande implication possible, au-delà des frontières syndicales.

La journée d’action de ce 14 mai a réuni des milliers de militants syndicaux dans la rue. Les possibilités ne manquent pas pour des campagnes offensives en faveur d’une salaire minimum de 14 euros de l’heure. La pétition de la FGTB peut être utilisée pour mener campagne dans la rue, faire le tour des lieux de travail, mettre en place des campagnes locales pour voir comment agir,… C’est ce qui se fait actuellement à l’UGent, par exemple (voir notre article). Rendre la lutte concrète et lui donner un soutien plus large sur le terrain, et dans la société en général, sont des défis auxquels nous devons faire face. De cette façon, nous pouvons passer de la propagande à la victoire. Lisez notre article sur le combat pour les 14 euros ici.

Anvers

Environ 2000 participants étaient présents à la manifestation d’Anvers. Voici quelques photos de Liesbeth :

Bruxelles

Rapport de Nico M.

A Bruxelles, la FGTB a organisé un rassemblement militant place de la Monnaie dans le cadre des actions pour un salaire minimum de 14€/h minimum.

Plusieurs centaines de militants des différentes centrales de la FGTB étaient présents. Après l’AIP du début de l’année et le refus du syndicat socialiste de l’accepter, il était important de continuer la mobilisation et les campagnes pour l’amélioration de notre pouvoir d’achat. Depuis des mois maintenant nous pouvons tester l’enthousiasme et le soutien large pour cette revendication d’une augmentation du salaire minimum à 14€/h, aussi bien sur les marchés dans les quartiers que sur les lieux de travail et dans les délégations syndicale. Cette date était le moyen de mettre les thématiques du pouvoir d’achat, des inégalités sociales  »au premier plan des préoccupations dans la perspective des élections du 26 mai prochain ».

La jeunesse nous a montré comment mettre à l’avant plan et imposer aux partis politiques traditionnel un thème politique, celui du climat en l’occurrence. Ils avaient pour cela mobilisé massivement à travers le pays les élèves dans des actions collectives mêlant manifestations nationales, locales et grève des cours.

A Bruxelles, cette journée aura permis de rappeler les attentes et les préoccupations de la FGTB sur ces questions. Mais cela aurait pu aussi être l’occasion d’appeler à retourner dans les entreprises avec une clarté sur l’étape suivante. La colère est grande, il y a un potentiel pour une campagne plus active dans chaque délégations autour de la revendication des 14€/h. Maintenir la pression pour s’assurer que ce thème est effectivement à l’avant plan pendant les élections mais sûrement aussi après, cela nécessite que nous construisions notre propre campagne de manière sérieuse, patiente mais ambitieuse. Ce type de rassemblement doit être l’occasion de clarifier dans les discours et les tracts comment nous entendons continuer à mobiliser pour gagner.

Dans une région comme Bruxelles, le secteur des Administrations Locales et Régionales est depuis des mois impliqué en front commun dans un plan d’action pour plus personnel et plus de salaire notamment. Leur plan d’action a compris Assemblées générales, manifestations, interpellations des conseils communaux et journée de grèves, armé d’un cahier de revendications qui répond aux problèmes des travailleurs du secteur. Ce type d’initiative pourrait être une inspirations pour discuter de ce que nous pourrions faire pour construire une large campagne pour les 14€/h.

Le PSL, ses membres, ses syndicalistes diffusent la pétition de la FGTB. Nous en profitons pour discuter de nos propositions concrètes et cherchons à concrétiser des campagnes pour les 14€, le pouvoir d’achat, les pénuries de personnel, sur les lieux de travail. Vous voulez discuter de ce que nous pourrions faire ensemble ? Vous cherchez du matériel pour débattre et discuter ces thématiques ? N’hésitez pas à prendre contact avec nous.