Grève à la SNCF : Message de solidarité

Ce mardi 8 novembre, différents syndicats français avaient appelés les travailleurs de la SNCF à partir en grève dans le cadre d’une journée d’action européenne contre la libéralisation du rail à l’appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF). Le Parlement européen doit aborder à la mi-novembre la poursuite de l’ouverture à la concurrence du rail européen. Les cheminots ont tout intérêt à dire "NON à la libéralisation" des chemins de fer et à lutter pour la défense de ce service public.

“Chers collègues, le 27 octobre, les conducteurs de trains belges sont entrés spontanément en grève. Cette action a été suivie massivement dans tout le pays. Dans les jours  à venir, des actions vont avoir lieu dans les ateliers et chez le personnel de triage. La politique de libéralisation signifie pour nous un dé tricotage complet de notre statut, une grande incertitude quant au travail dans le secteur marchandises et des conditions de travail très pénibles. Par ex. pour les conducteurs : 15 à 20 jours de moins de repos par an, des services de 13 heures avec des coupures. Egalement la possibilité pour la direction d’écarter d’un coup de crayon  tout qui les gênerait dans le secteur marchandises : les malades, les femmes enceintes, les gens combattifs…

"Afin de faire passer ces mesures de restructurations, la direction met une pression individuelle sur chaque conducteur, alors que nous sommes de plus en plus convaincus qu’il s’agit d’un combat collectif en Europe. Regroupons nos forces à l’avenir, prenons des contacts en vue d’une lutte européenne contre cette politique de libéralisation. Par ce biais, nous voulons déjà affirmer notre solidarité avec vos actions. Nous vous souhaitons beaucoup de succès, de la part des 99% de cheminots belges qui sont victimes de la libéralisation, en partant des conducteurs de trains d’Anvers Nord".

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