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En lutte contre le sexisme, et donc aussi contre la précarité !

Le 8 mars fait son retour comme journée de lutte, et nous ne pouvons que nous en féliciter ! Non, le 8 mars, ce n’est pas la date des bonnes affaires au rayon maquillage ! Dans cette société, les femmes occupent toujours une position de second rang. Et nous ne l’acceptons pas ! Le 14 mars, jeudi prochain, ce sera la Journée pour l’égalité salariale. En 2019, il faut encore aux travailleuses 1 an, 2 mois et 14 jours pour gagner ce que les hommes obtiennent en 1 an (soit 21% d’écart salarial annuel).

Le sexisme est un puissant instrument de division ! On voudrait nous faire croire que ce sont les hommes qui gagnent trop ; mais ce sont nos salaires qui sont trop bas, en particulier dans les secteurs des soins, du nettoyage et de la distribution. La campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité), nous estimons nécessaire de construire une lutte offensive pour imposer des revendications syndicales comme un salaire horaire minimum de 14€ (2300€ brut / mois) et une pension minimale de 1500€ net / mois ; pour exiger l’individualisation des allocations, de chômage par exemple, avec un montant qui permette de vivre. Est-il normal que tant de femmes dépendent toujours financièrement de leur partenaire en 2019 ? Nous devons pouvoir librement choisir de vivre avec quelqu’un ou non !

Les élections approchent. Tous les partis traditionnels se prétendent en faveur de l’égalité hommes/femmes. Les faits prouvent le contraire ! Le gouvernement a généralisé les emplois précaires et pénalise les sans-emploi : cette violence économique touche principalement des femmes ! Et comment dénoncer le harcèlement sexuel au travail sans sécurité d’emploi ?! Comment s’extraire d’une situation de violence domestique sans indépendance financière ?! Les coupes budgétaires repoussent la solidarité dans les limites de la famille, au lieu de l’ensemble de la société. Cela ne fait qu’aggrave la double journée de travail des femmes. L’évidence s’impose : nous avons besoin d’une lutte de masse, comme en Espagne où la mobilisation a été massives, les femmes ayant été rejointes par les hommes, quoi qu’en disent les médias !

La lutte paie ! En octobre, à Glasgow (Ecosse), les travailleuses municipales ont fait grève contre les inégalités salariales. Les éboueurs ont refusé de rejoindre leur poste de travail en solidarité. Toutes et tous étaient convaincus que la victoire s’arrache ensemble. Et ce fut le cas ! Cette victoire est historique. Les travailleuses seront payées rétroactivement pour toutes ces années d’inégalité : elles se partagerons 567 millions d’euros. Par la suite, leurs salaires seront augmentés pour une vraie égalité !

C’est dans cet esprit qu’il nous faut poursuivre le combat, collectivement, contre le sexisme et la précarité, avec un plan de bataille sérieux et crescendo ! Mais soyons clairs : aucune égalité – y compris de genre – n’est possible dans une société où 1% de la population possède autant de richesse que les 99% restant. C’est pour cela que la campagne ROSA combine antisexisme et anticapitalisme. Il nous faut une société qui réponde à nos besoins, où nos corps ne seront plus utilisés pour faire du fric… : une société socialiste. Ce n’est qu’ainsi que nous poserons les bases pour en finir avec le sexisme.

  • 14 mars – Journée pour l’égalité salariale. Actions dans le cadre de la campagne Fight for €14 de la FGTB.
  • 30 – 31 mars – Week-end Socialisme 2019. ROSA y organise des ateliers avec entre autre Ruth Coppinger, députée Solidarity et porte-parole de ROSA-Irlande. Elle a été l’une des figures de proue de la campagne victorieuse pour le droit à l’avortement et contre la culture du viol (« un string n’est pas un oui »).
  • 28 juin – 4 juillet – Camp d’été co-organisé par la campagne ROSA.