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Où trouver la campagne ROSA ce vendredi 8 mars 2019 ?

Manifestation du 8 mars 2018 à Gand

Le 8 mars doit être l’occasion de remettre en avant les meilleures traditions du mouvement organisé des travailleurs. Ce jour-là, la campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) organise des marches contre le sexisme et l’austérité et participera à différentes actions, principalement syndicales, afin de défendre la lutte pour de réelles avancées en faveur de l’émancipation des femmes.

Par Emily Bruns, coordinatrice nationale

Les délégués syndicaux membres du PSL ont proposé à leur délégation d’entrer en action à l’occasion du 8 mars afin de remettre la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes à l’agenda en tant que date de combat et non plus comme simple une journée d’hommage aux femmes. Dans certaines entreprises, les travailleuses et les travailleurs sont invités à se réunir au local syndical pour y manger et discuter de la lutte contre l’oppression des femmes avant de partir ensemble manifester en fin de journée.

La campagne ROSA est d’autre part invitée à prendre la parole au Walkout des travailleuses et travailleurs accompagnés d’étudiants à la VUB (l’université flamande de Bruxelles) et à l’UGent (l’Université de Gand), tout comme à celui de l’hôpital Brugmann. Là-bas, les militants de la CGSP-ALR (Centrale des services publics bruxellois du syndical socialiste – administrations locales et régionales) mènent une lutte offensive en faveur de conditions de travail décentes et d’une augmentation des barèmes de 10% dans un secteur largement féminin. Nous interviendrons également au rassemblement syndical prévu devant la gare centrale de Bruxelles durant l’après-midi avec notre journal, Lutte Socialiste, dont un dossier est consacré à la journée du 8 mars.

Lors des différentes occasions où nous pourrons prendre la parole, nous défendrons la nécessité d’un salaire minimum horaire de 14€ et d’une pension minimale de 1500€ net/mois, mais aussi l’individualisation des allocations sociales et leur revalorisation au-delà du seuil de pauvreté. C’est de cette manière qu’il est possible d’assurer l’indépendance économique des femmes et de lutter contre la généralisation des emplois précaires.

Une autre revendication qui nous est chère est la réduction collective du temps de travail à 30h/semaine, sans perte de salaire, avec embauches compensatoires et réduction des cadences. Cela permettrait de combiner harmonieusement travail, vie de famille et loisirs. D’autre part, nous soulignerons encore la nécessité d’un refinancement public massif de l’enseignement, des soins de santé et du secteur social de même que la construction de logements sociaux ou encore de crèches publiques. Concernant l’enseignement, nous défendons également la nécessité d’une éducation sexuelle non hétéro-normée abordant les notions de consentement, de genre,… Bien entendu, nous défendons aussi le droit complet à l’avortement et une contraception accessible, gratuite et de qualité.

Nous rappellerons systématiquement que les conquêtes sociales pour les droits des femmes sont le résultat de la lutte de l’ensemble du mouvement des travailleurs. Les syndicats doivent jouer un rôle central dans ces luttes.

A l’occasion des 40 ans de la Révolution iranienne – une révolution volée à la classe des travailleurs – nous participerons également à une action de protestation devant l’ambassade d’Iran (à 14h30). Nous y défendrons le droit des femmes de disposer de leur corps et de pouvoir s’organiser sur leur lieu de travail, choses interdites par le régime iranien. La lutte pour l’émancipation des femmes en Iran, tout comme la lutte pour l’émancipation de l’ensemble de la classe des travailleurs, ne pourra aboutir que lors de l’avènement d’une société socialiste. Dans ce but, l’unité de classe est un élément vital.

Manifestons contre le sexisme et la précarité !

Le point d’orgue de cette journée de lutte sera les manifestations contre le sexisme et la précarité que nous organisons à 17h à Gand, à Bruxelles et à Courtrai.

A Bruxelles, nous organisons cette manifestation de concert avec la Marche Mondiale des femmes tandis qu’à Gand, nous portons seul cette initiative. Un groupe de jeunes membres de la campagne ROSA à Courtrai organise également sa propre marche. Nous avons mené campagne pour ces événements aux universités, dans les écoles secondaires et au sein du mouvement des jeunes activistes pour le climat. Dans ce mouvement qui bat son plein, de nombreux jeunes font également le lien entre la lutte contre le sexisme et pour le climat : dans les deux cas, le système capitaliste est responsable.

Nous insisterons sur ce lien lors de la marche pour le climat de ce 7 mars : l’oppression, le sexisme, l’austérité et le dérèglement climatique désignent un seul coupable : le capitalisme. Il nous faut lutter pour renverser ce système et pour la transformation socialiste de la société. Nous avons également distribué nos tracts à toute une série de lieux de travail. Deux centrales syndicales professionnelles ont également invité des représentantes de la campagne ROSA lors de réunions qui ont rassemblé des dizaines de délégués syndicaux afin de présenter notre approche et de préparer une journée du 8 mars combative. La jeunesse ainsi que les travailleuses et les travailleurs soutenus par l’ensemble des organisations syndicales sont attendus en nombre lors de ces actions, en dépit du fait que le 8 mars tombe cette année un vendredi de vacances scolaires.

Le 8 mars

  • à Bruxelles : rdv à 17h Gare Centrale (marche organisée avec la Marche Mondiale des Femmes)
  • à Gand : rdv à 17h30 devant l’Hotel de Ville de Gand

Le 9 mars

  • à Courtrai : rdv à 17h Casinoplein

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