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Contre le sexisme et la précarité : manifestons le 8 mars !

Cette année encore, le 8 mars sera une journée de lutte contre le sexisme, pour le droit à l’avortement, contre la culture du viol et pour de meilleurs salaires ainsi que plus de services publics. Les protestations de masse entre autres dans l’Etat espagnol, en Argentine, en Irlande, aux USA,… ont donné une nouvelle vie à la tradition de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Cette journée de lutte est née au début du XXe siècle dans le cadre du combat du mouvement ouvrier socialiste pour l’égalité des droits, dont le suffrage universel. Grâce à la lutte collective des femmes et des hommes, des droits ont effectivement été arrachés. Jusqu’à il y a quelques années encore, l’illusion selon laquelle l’égalité complète est un fait était largement répandue. Dix ans après la profonde crise économique de 2008, cependant, il est clair pour de larges couches de la population que l’égalité des droits doit encore être respectée. Un système plongé dans la crise renforce les contradictions. Des années de politiques d’austérité ont conduit à la destruction des services publics. Rien n’empêche les grandes entreprises de rechercher des profits supplémentaires, y compris en mettant l’accent sur les préjugés sexistes, notamment dans la publicité. Il n’est pas surprenant que la lutte des femmes soit à nouveau à l’ordre du jour aujourd’hui.

Il ne s’agit pas d’une lutte des femmes contre les hommes, mais d’une lutte commune contre les causes et les sources des inégalités, par le biais de revendications unificatrices: plus de moyens publics pour des services publics décents (comme les services communaux de garde d’enfants, des repas chauds gratuits et sains dans les écoles, des transports publics plus nombreux et gratuits, des logements sociaux,…), plus de moyens pour l’enseignement notamment pour que des cours d’éducation sexuelle et affective puissent être développés (avec une attention particulière pour les questions relatives à l’identité de genre, le consentement,… ) et que des préservatifs (y compris féminins) soient gratuitement disponibles, pour garantir un niveau de vie décent pour tous (un salaire minimum horaire de 14 euros, une pension de 1.500 euros par mois minimum, l’individualisation des allocations sociales et leur revalorisation au-dessus du seuil de pauvreté, etc.).

Dans l’appel pour la Marche contre le sexisme à Gand, la campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) affirme, entre autres : ‘‘Les économies sur les services publics affectent les femmes en tant qu’employées mais aussi en tant qu’utilisatrices. Le manque criant de services de crèches en milieu urbain fait en sorte que moins d’un tout-petit sur cinq peut être adressé à des services de garde d’enfants liés au revenu dans certains quartiers de Gand ! Les femmes sont plus souvent employées dans des secteurs et des emplois mal rémunérés, elles sont donc souvent obligées de rester à la maison pour s’acquitter de tâches de soins à la famille. Cela constitue un obstacle à leur indépendance financière. Nous exigeons 1000 places supplémentaires dans les crèches de la ville !’’
‘‘En raison de l’augmentation des emplois précaires, à temps partiel et flexibles, de nombreux travailleurs vivent ou survivent dans des situations difficiles. Ces circonstances rendent plus difficile aux victimes de lutter contre la violence et le harcèlement sexuel au travail, dans la rue, mais aussi à la maison. La réduction collective du temps de travail avec maintien du salaire et embauches compensatoires, une augmentation réelle du salaire minimum et de la pension,… sont des éléments essentiels pour un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée ainsi que pour assurer l’indépendance financière des femmes.’’

Le soutien des syndicats aux actions du 8 mars est un grand pas en avant. Dans la mobilisation pour la marche de Bruxelles contre le sexisme et la précarité, la campagne ROSA appelle les femmes à rejoindre les syndicats ‘‘pour lutter ensemble contre l’austérité, les emplois précaires et le harcèlement sexuel’’. ROSA rejette également la division : ‘‘Les mouvements féministes doivent participer aux mobilisations syndicales. Nous ne devons pas nous laisser diviser ! Ce ne sont pas les hommes qui gagnent trop, ni les immigrés qui ‘‘coûtent trop cher’’. Dans une société où les 10% les plus riches sont plus riches que le reste de la population, l’égalité est impossible !’’

Ce ne sont pas les profits d’une petite minorité qui doivent diriger le fonctionnement de la société, ce sont les besoins de l’ensemble de la population ! Cela n’est possible qu’avec l’établissement d’une société socialiste démocratique où les richesses seront consacrées à satisfaire les besoins de l’ensemble de la population. Rejoignez-nous le 8 mars, rejoignez la campagne ROSA !

• 8 mars: 17h30 stadshal GAND
• 8 mars: 17h Gare Centrale BRUXELLES
• 9 mars: 17h Casinoplein COURTRAI

=> Rejoignez ou soutenez la campagne ROSA !