L’eurodéputé Paul Murphy soutient les travailleurs d’ArcelorMittal

La veille du rassemblement massif qui s’est déroulé hier à Seraing, où près de 10.000 personnes étaient présentes, le parlementaire européen irlandais Paul Murphy (membre de notre parti-frère irlandais le Socialist Party) a pris la parole au Parlement européen en faveur des travailleurs, de l’idée de la nationalisation sous le contrôle des travailleurs et pour une campagne syndicale européenne autour de ce thème.


 »Madame la présidente, hors des interventions de certains membres [du Parlement européen], on pourrait avoir l’impression que ArcelorMittal est simplement une pomme pourrie isolée. Malheureusement, ce n’est pas le cas: elle provient d’un arbre constitué de pommes pourries; d’une tendance d’entreprises rentables qui utilisent la crise comme excuse pour jeter dehors des milliers, ou des dizaines de milliers, de travailleurs afin de maximaliser des profits déjà considérables et de les pousser encore plus loin.

 »Cela illustre l’échec des gouvernements de droite et de leur politique, ainsi que leur attitude de laquai face à ces entreprises avec la création de politiques fiscales pour se lier à elles et l’octroi de subsides. Regardez les réductions fiscales massives dont a bénéficié ArcelorMittal en Belgique. ArcelorMittal Belgium a déclaré 59 millions d’euros de bénéfices et a payé 42.000 euros de taxes. ArcelorMittal Upstream a annoncé pour 35 millions d’euros de bénéfices et a payé 936 euros de taxes, et ArcelorMittal Finance a déclaré 1.4 milliard de profits pour ne pas payer un seul cent de taxe.

 »Et quel est le remerciement pour cette générosité de la part de l’Etat belge, payé par les travailleurs belges et par l’impact que cela eu sur les services publics, etc. ? Près de 1.000 emplois directs perdus, et plus encore indirectement.

 »La même chose s’applique en Irlande où, malgré notre taux d’imposition de sociétés généreux, et malgré l’augmentation de ses profits européens de 21% l’an dernier, la compagnie d’assurance Aviva veut licencier 1.000 travailleurs. La réponse de la Commission me rappelle celle du gouvernement irlandais : des larmes de crocodile pour les travailleurs qui ont perdu leurs emplois, mais la poursuite des politiques qui nous ont tout droit conduit la.

 »Je soutiens la revendication des travailleurs d’ArcelorMittal de nationaliser cette entreprise pour sauver les emplois, et je pense que le mouvement syndical à travers l’Europe doit, dans ce contexte de chômage et de crise, lancer une campagne pour que toutes les entreprises majeures qui menacent de pertes d’emplois soient prises et placées sous contrôle public démocratique et gérées sous le contrôle démocratique des travailleurs. »

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