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Arrêt de travail chez GSK

Ce lundi 26 novembre, dès 6h du matin, un arrêt de travail de 24h a pris place chez GlaxoSmithKline, le plus gros employeur privé de Belgique. Des tractages ont été organisés aux entrées de l’usine, la moitié des salariés n’ont pas pris leur poste de travail et les salles accueillant les AG étaient pleines à craquer.

Par un travailleur de GSK

Malgré les bons résultats actuels de l’entreprise, la concurrence interne et externe est forte selon la direction. Cela pousse cette dernière à attaquer le modèle d’entreprise intégré du site belge. Une série de métiers et d’activités considérés comme « ne faisant pas partie du corps business » – entendez par là « apportant moins de valeur ajoutée » – risque d’être sous-traitée. La direction a ainsi dans son viseur tout ce qui ne concerne pas la production à proprement parler : nettoyage, transfert du matériel, montage, maintenance, test qualité, secrétariat… Autant de travailleurs mis sur la sellette…

En plus de casser l’emploi, les conditions de travail et salariales (etc.), un tel changement de modèle d’entreprise signifie aussi qu’une partie des opérations ne seront plus suivies par le système qualité GSK. C’est donc aussi la qualité des produits qui peut également en pâtir.

Les assemblées syndicales sur les sites de Wavre et Rixensart ont rassemblé les populations ouvrières, employées et cadres ; c’est historique dans l’histoire de l’entreprise. En plus de discuter de la sous-traitance, les syndicats ont expliqué comment les ouvriers sont systématiquement lésés dans l’obtention de primes de type « award » pour lesquels ils ne peuvent pas postuler.

L’arrêt de travail de 24h vise à construire un rapport de force et mener les discussions sur le long terme concernant le modèle d’entreprise à développer pour le futur. La logique de marché qui sous-tend la décision de la direction doit être combattue au sein de l’entreprise avec des délégations syndicales qui stimulent la combativité des travailleurs. La tenue régulière AG, telle que ce lundi, est essentielle pour informer les travailleurs et construire démocratiquement leur lutte pour des emplois de qualité.

Il est toutefois également clair que, seuls, les travailleurs de GSK ne peuvent combattre la logique de fond du capitalisme. C’est pourquoi le mouvement ouvrier doit combattre avec ces deux bras : à côté des luttes industrielles, il est nécessaire d’établir un parti qui ambitionne de contester globalement la logique du marché. C’est ce type d’organisation que le PSL veut construire.

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