Grévistes à Zaventem. Photo : CNE

Ce n’est pas un secret : les syndicats ne sont pas bien vu chez Ryanair. Le patron de la compagnie, Michael O’Leary, avait d’ailleurs déclaré l’an dernier qu’il préférerait se couper les mains plutôt qu’avoir à faire aux syndicats ! Et alors qu’un mouvement de grève éclatait aujourd’hui, la direction a annoncé un plan de réduction de sa flotte en Irlande qui menace directement 300 emplois ! L’entreprise préfère recourir au licenciement plutôt que de traiter avec les syndicats.

Ce mercredi, le personnel de cabine de Ryanair était donc en grève en Belgique, en Espagne, au Portugal et en Italie pour de meilleures conditions de travail et le respect des législations nationales du travail. Le mouvement se poursuivra demain, sauf en Italie. La CNE craint que Ryanair fasse venir du personnel d’autres sites en Europe pour remplacer les grévistes.

En Belgique, le premier jour de grève fut un véritable succès. Hans Elsen, secrétaire LBC-NVK a déclaré à la presse : «C’est un jour de grève historique, des dizaines de travailleurs ont fait grève. Des meilleures conditions de travail, c’est le message envoyé à la direction. D’autres actions suivront». Selon la CNE, la participation à la grève était de 80 % du personnel à Zaventem aujourd’hui. Environ 90 % des avions Ryanair sont restés au sol. A l’aéroport de Charleroi, environ 60% des vols avaient été annulés.

Cela fait des années que Ryanair méprise les droits des travailleurs et intimide son personnel. Maintenant qu’il est entré en action, les intimidations et les menaces montent d’un cran. La grève se poursuivra demain et d’autres journées sont également prévues pour riposter contre l’arrogance patronale.