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Stop à Theo « Trump » Francken et au racisme du gouvernement !

Aujourd’hui n’est pas la première et certainement pas la dernière action contre la politique migratoire de Francken et du gouvernement. Leurs provocations racistes ont déclenché une large vague de solidarité. Expulsion des réfugiés soudanais vers leur arrestation certaine, collaboration avec des dictatures et des régimes répressifs, visites domiciliaires, raffle à Globe Aroma, dans les transports, stigmatisation des réfugiés… Ces attaques doivent faire face à une mobilisation large, à l’image de la manifestation d’aujourd’hui.

Diviser pour mieux appliquer l’austérité

La politique de Francken est soutenue par l’ensemble du gouvernement. La forme est parfois critiquée, mais sur le fond ils sont tous d’accord. Ils saisissent d’ailleurs ce dossier pour semer la division afin de nous affaiblir. Bart De Wever l’a clairement exprimé : ils durcissent la politique migratoire pour prétendument garantir le financement de la sécurité sociale.

Soyons clairs, c’est le gouvernement actuel et ses prédécesseurs qui ont coupé dans la sécurité sociale, l’éducation, les salaires, les pensions, non pas pour mieux accueillir les migrants mais bien en contrepartie des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises afin de garantir leurs profits. De surcroît, les patrons exploitent les sans-papiers en leur imposant des conditions de travail et de salaire pitoyables. Ils mettent ainsi pression sur celles de tous les travailleurs. La régularisation des sans-papiers est nécessaire pour garantir des conditions de travail décentes pour chacun.

Stop à l’austérité, pour une lutte unifiée

Pénurie de logements sociaux, emplois précaires, allocations et pensions sous le seuil de pauvreté, ces politiques augmentent la précarité. 21,5% de la population affirme difficilement pouvoir joindre les deux bouts. Nous devons défendre offensivement une alternative car malheureusement cette précarité constitue le terreau fertile pour pointer les migrants comme boucs émissaires. Le dernier drame social à Carrefour n’est, lui non plus, pas causé par les migrants mais bien par la soif de profit d’une multinationale qui a fait 1 milliard d’euros de bénéfices en 2016.

Afin de contrer le racisme que ce gouvernement répand, de renforcer la solidarité et de garantir un accueil décent aux réfugiés et aux migrants, il est crucial de lier la lutte contre cette politique migratoire à la lutte pour les moyens financiers nécessaires. Revendiquons un plan massif d’investissements publics pour fournir des logements sociaux, refinancer l’enseignement et pour fournir des emplois décents à chacun, sans distinction d’origine, de lieu de naissance ou de religion. Les richesses existent. Les milliards planqués au Panama et dans d’autres paradis fiscaux, les profits records des grandes entreprises, devraient être mis sous contrôle démocratique de la collectivité.

Une telle approche permettrait de renforcer le mouvement de solidarité en unifiant les victimes de la politique du gouvernement. Défendre les conditions d’accueil ainsi que les acquis sociaux minerait les possibilités pour le gouvernement de nous diviser.

Solidarité internationale, pour une autre société

Nous voulons lutter contre les causes qui poussent les gens à fuir. Guerres, interventions impérialistes, surexploitation des gens et de la nature : voilà ce qui pousse tant de personnes à fuir la violence, la misère et les catastrophes.

Des emplois décents, des investissements publics massifs dans le logement social, l’éducation et les soins, etc. sont nécessaires. Mais cela nécessite de rompre avec la logique de profit du capitalisme, où la concentration des richesses chez une infime élite signifie misère et tensions grandissantes pour le reste de la population. Encore l’année dernière, l’OTAN a appelé ses états membres de dégager 2% de son budget à la défense. Pour se rapprocher de ce chiffre, notre gouvernement a dégagé 3 milliards d’euros pour de nouveaux avions de guerre. Ils sèment la misère et pointent des doigts les victimes.

Défendons une alternative au capitalisme : une société socialiste où seraient prioritaires les besoins de de la majorité de la population et non les profits d’une poignée.

Stop Theo ‘Trump’ Francken.
• Stop la politique de division raciste de ce gouvernement.
• Pour un plan massif d’investissements publics: logements sociaux, enseignement qualitatif et des emplois décents pour tous.
• Les moyens existent dans les poches des capitalistes.
• Régularisation de tous les sans-papiers.
• Luttons contre les causes qui poussent à se fuir: guerre, terreur, exploitation et destruction climatique.
• Pour une société socialiste démocratique.

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