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Dégageons Theo ‘Trump’ Francken et ce gouvernement !

Action contre Theo ‘Trump’ Francken à Anvers le 26 octobre. Photo de Liesbeth.

La politique d’asile de Theo Francken s’inscrit parfaitement dans la trajectoire néolibérale de ce gouvernement de droite: les chômeurs sont considérés comme responsables du manque d’emplois, les sans-abri de la crise du logement, les retraités des trous dans la sécurité sociale issus des innombrables cadeaux aux grandes entreprises, etc. Accords avec le dictateur turc Erdogan, camps d’esclaves en Libye ou coopération avec la dictature soudanaise d’al-Bashir: tout est possible pour Francken & Co.

L’arrogance de Theo Francken ne fait que renforcer la colère contre cette politique antisociale. S’il s’en sort avec ses mensonges et De Wever avec son chantage, c’est parce que tous les partis au pouvoir et une grande partie de l’opposition parlementaire s’accordent sur la politique menée. Et dans ce cas, on n’en est pas à un mensonge près. Michel n’a pas hésité à qualifier de menteurs les dizaines de milliers de personnes qui ont manifesté fin décembre en défense de leurs. Le gouvernement ment quand il dit que nos conditions de vie s’améliorent : nos salaires réels diminuent et les « nouveaux emplois » tant vantés sont, en grande majorité, des emplois précaires et mal payés.

La critique générale se limite au style de Francken. Louis Tobback (SP. a) l’illustre bien : « Beaucoup de ce que fait Theo Francken, je le ferais aussi ». Et c’est ce qu’il a déjà fait: en 1998, il a dû démissionner lorsque sa politique d’asile répressive a entraîné la mort de Semira Adamu. Que fait mal Francken selon Tobback ? « Il en fait trop ». Avec une telle opposition, le gouvernement s’en tire à bon compte.

Rompre avec cette politique d’asile antisociale qui condamne les gens à la guerre, à la torture et à l’exploitation extrême n’est pas évident. Cela exige une rupture avec le capitalisme, où la concentration des richesses chez une infime élite signifie misère et tensions grandissante dans le reste de la population, poursuite du pillage néocolonial et de ses conséquences,… Une politique d’asile sociale doit reposer sur des mesures qui ne poussent plus les gens à fuir chez eux et qui empêchent de jouer les migrants contre d’autres travailleurs. Des emplois décents, des investissements publics massifs dans le logement social, l’éducation et les soins, etc. sont nécessaires. Mais cela ne peut arriver qu’en rompant avec la logique de profit du capitalisme, ce que refusent les politiciens traditionnels.

Il faut activement résister à la politique antisociale à l’échelle internationale. En Suède, de jeunes demandeurs d’asile se sont organisés dans les écoles et ont initié une grève écolière contre les expulsions. Et même dans le contexte de dictatures, des mouvements de protestation exigent notre solidarité, comme en Iran ou au Soudan.

Ici, en Belgique, la lutte contre le gouvernement et tous les aspects de la politique antisociale est plus efficace en rejoignant nos alliés naturels: les travailleurs et leurs familles. La manifestation en défense de nos pensions de décembre, qui comprenait une délégation de personnes sans papiers, a illustré notre potentiel. Le défi qui nous fait face est de nous appuyer là-dessus pour développer dans la rue une opposition active contre l’austérité. A cela nous couplons la défense d’une alternative au capitalisme: une société socialiste où seraient prioritaires les besoins de de la majorité de la population et non les profits d’une poignée.

Samedi 13 janvier, 14h, gare du Nord à Bruxelles – Manifestation « Francken doit quitter le gouvernement » (événement Facebook)

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