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Anvers. Marche contre la politique migratoire raciste de Theo Francken

Hier, Theo ‘Trump’ Francken était à Anvers, à l’invitation du cercle universitaire catholique conservateur KVHV. Entre 250 et 300 manifestants ont battu le pavé au même moment pour protester contre la politique raciste du gouvernement. Ce fut le résultat de la réunion de deux initiatives de protestation contre Francken qui ont finalement œuvré ensemble.

Pour Theo Francken, la politique d’asile, c’est juste une question de chiffres. Il ne s’intéresse qu’au nombre d’expulsions. Mais derrière les chiffres, il y a des gens. Des gens comme Mohammed, un militant du Cachemire qui a régulièrement été présent lors de précédentes actions antiracistes et antifascistes de la campagne Blokbuster. Cet été, il a été renvoyé au Pakistan avec sa famille. Un mois plus tard, son fils a été tué. La politique d’asile répressive détruit des vies et en fait porter la responsabilité aux victimes. Quelques activistes du Cachemire nous ont demandé cet été d’organiser une action contre Francken. Ensuite, nous avons pris l’initiative d’une marche de protestation.

Il est positif qu’une deuxième initiative ait vu le jour, principalement l’œuvre de Comac, l’organisation de jeunesse du PTB, avec d’autres organisations (Tout Autre Chose, Jong Groen, Jongsocialisten,…). Dans ce bastion de l’extrême droite du Vlaams Belang et de la droite populiste de De Wever qu’est Anvers, il est très positif que nous ne soyons plus seuls à mobiliser pour des actions de protestation antiracistes.

Vidéo de la manifestation, par Stream Media:

Protester est nécessaire contre une politique ferme qui s’en prend aux plus faibles pour cacher qu’elle est en fait des plus modérées contre les plus forts : les super-riches. Les migrants, mais aussi ceux qui ici aussi ne parviennent pas à garder la tête hors de l’eau, sont attaqués fortement. Ceux qui estiment que tout cela se fait pour défendre ‘‘nos’’ conditions de vie ou ‘‘notre’’ sécurité sociale font fausse route. Cela fait partie d’une attaque généralisée contre nos conditions de vie. Après les migrants, les chômeurs et les personnes sans-abris, c’est au tour des travailleurs. Des néolibéraux comme la N-VA ne sont pas des défenseurs crédibles d’une sécurité sociale qu’ils veulent eux-mêmes briser. Ils ne défendent que les intérêts des Super-riches.

Il était important de faire le lien à cette action avec la résistance contre la commercialisation du secteur social à Anvers. Si cela ne dépendant que du collège communal de droite à Anvers, le secteur social deviendrait un travail de police : contrôle et répression au lieu de l’accompagnement social pour parvenir à une meilleure société. Pour notre part, le lien avec les protestations contre cette commercialisation et la protestation antiraciste pouvait être plus fort. Un groupe a rejoint la Groenplaats où les travailleurs du secteur social menaient une action après la manifestation antiraciste. Quel aurait été l’effet si le cortège entier avait pris fin à cet endroit pour concrétiser cette nécessité de la solidarité dans notre lutte !

Contre la politique de division et le racisme de la politique dominante, nous luttons pour un autre type de société : une alternative contre ce système capitaliste pourri qui favorise le type de politique pourrie de Trump et Francken. Nous luttons pour un système qui ne rend pas nécessaire que des gens fuient leur environnement. Un système où la majorité de la population ne doit pas être sacrifiée pour que les riches soient encore plus riches – cette politique qui a conduit au fait qu’aujourd’hui, les 8 personnes les plus riches au monde sont plus riches que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En finir avec tout cela exige que la majorité de la population prenne en main cette société et la manière dont les richesses sont produites. C’est ainsi qu’il sera possible de développer un plan public d’investissements massifs pour des logements publics, des services publics, l’infrastructure, des emplois décents,… Une société qui repose sur la satisfaction des besoins de la population et non pas vers la soif de profits d’une infime élite. Nous ne pourrons y parvenir que si les secteurs-clés de l’économie sont sous notre contrôle et notre possession. En bref, nous avons besoin d’une société socialiste.

Nous devons nous battre et faire face contre toutes les formes de discrimination. Le 12 novembre prochaine, il y aura une manifestation des personnes sans papiers à Bruxelles et, le 25 novembre, il y aura une manifestation contre la violence contre les femmes. Cette marche contre le racisme était une bonne étape, mais ce n’est qu’un début!

Reportage-photos de Mario:
Mars tegen Francken // Mario

Reportage-photos de Liesbeth:
Mars tegen Francken // Liesbeth

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