Nous aussi nous sommes indignés

Bas salaires, austérité, pénuries dans les services publics, pollution,…

Pour avoir un avenir, nous devons organiser la résistance !

Depuis plusieurs mois, le système capitaliste tremble sur ses bases, une tempête de révoltes et de révolutions s’est abattue sur le monde : des révoltes en Grèce aux révolutions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en passant par le mouvement des Indignés espagnols. Chacun avec ses propres mots, ces mouvements dénoncent le capitalisme et ses larbins.

Par Navid (Bruxelles)

Le capitalisme est un système basé sur l’exploitation et l’inégalité. Il marque chaque parcelle de notre vie, de la naissance à la mort, avec le manque de places dans les crèches publiques, des classes surpeuplées dans les écoles, un manque d’enseignants, des études de plus en plus chères sans garantie d’avoir autre chose qu’un emploi précaire, voire pas d’emploi du tout, sans encore parler des retraites sans cesse repoussées plus loin ! La logique de profits (à court terme et pour une minorité) du système capitaliste attaque et détruit sur son passage chacun des acquis sociaux durement gagnés par les mouvements de masses. On serait indigné pour moins que ça ! Partout, la collectivité souffre de la soif de profit du privé. Après avoir sauvé les banques, les gouvernements veulent faire payer les dettes aux travailleurs et aux jeunes avec des plans d’austérité massifs (services publics au régime sec, diminutions de salaires, augmentation de taxes,…)

En Espagne ou encore en Grèce, la colère s’est transformée en actions de masses, en occupations de places, en grèves, et même en grèves générales en Grèce ! Quant à nous, ce n’est pas parce que le gouvernement est en ‘‘affaires courantes’’ (ce qui ne le gène d’ailleurs pas pour envoyer des soldats en Libye ou pour imposer un Accord Interprofessionnel pourri…) que l’austérité n’arrivera pas : tous les partis traditionnels appliquent depuis la même politique antisociale depuis des années, au profit des banques, des actionnaires et des patrons ! Certains partis moins traditionnels (comme la N-VA ou le Vlaams Belang) surfent sur les vagues de mécontentement que provoquent ces partis pour se présenter comme des partis ‘‘anti-establishment’’ et faire valoir leurs idées réactionnaires en tentant de diviser la population selon leurs langues, leurs religions, leurs origines,… Mais quel que soit le futur gouvernement, tous les partis traditionnels nous ont promis une pluie acide d’austérité (autour de vingt milliards d’euros d’austérité)…

Nous devons être prêts à riposter ! Notre force sera d’avoir pu prévoir les évènements : profitons du temps que nous avons devant nous pour nous organiser dès aujourd’hui dans nos écoles, nos universités, sur nos lieux de travail, dans nos quartiers,… Ce n’est pas à nous de payer la crise des banques et des actionnaires ! Nous devons nous battre contre ce système en liant les luttes des jeunes et des étudiants à celles des travailleurs, c’est-à-dire ceux qui peuvent bloquer l’économie et attaquer les capitalistes là où ça leur fait mal : dans leurs portefeuilles !

Prenons exemple sur la résistance en Grèce et en Espagne. Le mécontentement est large et la résistance se développe à travers tout l’Europe. Pourquoi ne pas organiser une grève générale européenne et un plan d’action européen ? Cela signifierait clairement que nous refusons tant la politique d’austérité que les tentatives de nous diviser. Ensemble, nous sommes plus forts, et nous pouvons transformer le mécontentement en actions de masse combatives et démocratiquement discutées. C’est ce que défend le PSL, et nous vous invitons à nous rejoindre.

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