Réforme d’état : Pour améliorer nos conditions de vie ou pour les détruire ?

Quatre ans déjà que la Belgique est dans les griffes d’une bagarre communautaire, rien d’autre ne semble encore avoir d’importance pour nos politiciens. Pour les grandes entreprises, les banques et les riches, ce n’est pas un problème : leurs revenus montent, leurs intérêts sont défendus, ils continuent à s’enrichir avec les cadeaux structurels qu’ils ont reçu des politiciens bourgeois dans le passé, entre autres, l’opération de sauvetage des banques, les intérêts notionnels, la baisse des contributions patronales à la sécurité sociale, les diminutions d’impôts pour les plus hauts revenus…

Tract régional du PSL-Bruxelles


DEBAT et barbecue ce 22 mai, avec Anja Deschoemacker, auteur du livre: "La question nationale en Belgique – une réponse des travailleurs est nécessaire." Habitant à Saint-Gilles, elle a été tête de liste de la liste bilingue du Front des Gauches à Bruxelles-Halle-Vilvorde lors des élections de 2010. (Informations ci-dessous)


Pour la grande majorité de la population bruxelloise, il y a cependant un problème, un très grand problème, même. Un chômage et une pauvreté énorme et toujours grandissante, un manque de logements abordables, un manque de places dans les écoles…. Mais face à chaque revendication pour une augmentation des salaires et des allocations sociales, pour plus d’investissements dans la construction de logements sociaux, pour assez de moyens pour les services… le gouvernement en affaires courantes répond par un « cela tombe en dehors de nos compétences ». Imposer aux travailleurs pour les deux années qui viennent une augmentation salariale de maximum 0,3%, ça, le gouvernement sait le faire. Par contre, imposer aux banques et aux grandes entreprises rentables – qui ont vu l’année passée leurs profits monter de plus que 33% – qu’ils payent ne fusse qu’une partie de la facture de la crise qu’ils ont causée eux-mêmes, en revanche, ça, ce n’est pas possible !

Et ce qui est la politique dominante au plan fédéral, l’est aussi sur le plan régional. Le personnel des services régionaux bruxellois, comme des services communaux, ne se fait qu’à peine encore nommer. Plus de la moitié sont des contractuels, qui n’ont pas de sécurité de travail et qui ne peuvent pas s’attendre à une pension convenable. Malgré cette utilisation de forces de travail très bon marché, la région et les communes réussissent quand même à avoir un manque de personnel partout.

Il y a un manque dans tous les équipements et services sociaux mais la réforme d’état qui se prépare n’a pas pour but d’en finir avec ces pénuries. Bien au contraire. La réforme d’état – comme elle se négocie entre les partis dominants dans les deux parties du pays – a pour objectif explicite d’augmenter l’austérité. Les discussions sur la loi de financement ne parlent pas de la création d’assez de moyens pour une politique sociale, mais d’où les coupes budgétaires vont se faire. Si le gouvernement fédéral reçoit moins de moyens, cela va surtout se faire dans la sécurité sociale. Si les communautés reçoivent moins de moyens – ou plus de compétences sans le budget entier – cela va surtout se faire dans l’enseignement. Si ce sont les régions qui reçoivent moins de moyens, ce sont surtout aux fonctionnaires régionaux que l’on va imposer des coupes. Parce qu’aucun parti, même pas ceux de la coalition Olivier soi-disant de gauche, n’est prêt à chercher plus de moyens chez la petite minorité super riche qui domine la société.

Au lieu de ça, une politique de « diviser pour mieux régner » est déployée. La situation dans l’enseignement bruxellois en est un exemple très clair. Dans les années qui viennent, il faut créer 15.000 places supplémentaires dans l’enseignement à Bruxelles, mais les deux Communautés se disputent à propos de qui doit payer. Et ce sont les enfants bruxellois de toutes les communautés qui vont en subir les conséquences ! Cela montre comment un manque de moyens mène à la discrimination et à la négation du droit démocratique de chaque enfant à pouvoir avoir un enseignement de qualité.

La clé de la solution réside dans l’augmentation des moyens pour garantir la démocratie et pour en finir avec toute discrimination. Le PSL veut que les besoins des travailleurs et des pauvres soient garantis par une augmentation des salaires et des allocations, par les services publics gratuits et de qualité, par assez de logements sociaux – qu’importe la langue ou l’origine nationale. Ni sur le plan fédéral, ni sur le plan régional nous ne pouvons compter pour cela sur un système basé sur la course aux profits. Pour atteindre nos revendications, il ne faut pas une réforme d’état, mais un changement de système. Il n’ y a que dans une Belgique socialiste (ou une fédération de régions socialistes et indépendantes) que nous pouvons arriver à un accord sur la manière de mieux partager entre nous les moyens sans qu’on ne nous appauvrisse tous.


Pas de crise pour les patrons du Bel 20 !

  • 16,357 Milliards € de profits en 2010 (33,1 % de + qu’en 2009 !)
  • Augmentation des salaires et des bonus de + 20%

Pour eux, les cadeaux :

  • sauvetage des banques : 22 Milliards € + 79 Milliards € de garantie. (Après l’Irlande, la Belgique est le pays qui a dépensé le plus par habitant pour sauver les banques !)
  • intérets notionnels : 5,7 Milliards € en 2009
  • baisse des cotisations patronales : près de 9 Milliards € en 2010
  • avantages extra-légaux pour les hauts revenus : 10 Milliards €
  • fraude fiscale : entre 16 et 20 Milliards € pour 2009

Et pour nous ?

  • Nos salaires selon l’AIP du gouvernement : + 0% en 2011 et + 0,3% en 2012
  • 20,8 % de chômage à Bruxelles (31,7 % pour les – de 25 ans), soit +129 % en 20 ans.
  • Plus d’un Bruxellois sur quatre survit sous le seuil de risque de pauvreté
  • En moyenne, une famille bruxelloise consacre plus de 30% de son budget pour le logement. (Plus de la moitié de la population a droit à un logement social mais à peine 8% des habitants voient ce droit satisfait).

Soirée débat et barbecue

Dimanche 22 mai, 61 rue de la victoire, Saint-Gilles

17h : début du BBQ

19h : début du débat : "Réforme d’Etat : pour améliorer nos conditions de vie ou pour les détruire?"

Tarifs pour le BBQ (l’entrée au débat est libre) : non-salariés : 7 € en prévente / 9 € sur place // Salariés : 10 € en prévente / 12 € sur place.

Prenez contact avec nous via: bxl@socialisme.be – 02/345.61.81 ou 0485/64.34.32

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Une de Lutte Socialiste