Non-marchand flamand: déception autour d’un maigre accord

Le 7 mai, les syndicats, le gouvernement et le patronat ont conclu un accord pour le secteur non-marchand flamand. Il a fallu 17 mois de lutte. La veille de la grève annoncée (à durée illimitée), 77% des militants de la LBC ont accepté l’accord. Dans les autres syndicats, celui-ci a été accepté avec une toute petite majorité. Il sera appliqué dès janvier 2006, ‘il y aura donc un trou d’un an puisque l’accord précédent expirait en décembre 2004.

Un militant LBC

L’accord améliore les conditions de travail et de salaire dans le non-marchand, mais il fallait plus et il était possible de l’obtenir. Il est par exemple prévu d’augmenter la prime de fin d’année, mais il n’y a pas de treizième mois complet. La revendication d’une augmentation des primes pour les prestations irrégulières n’a pas été obtenue non plus. L’élargissement du règlement 45+ vers tous les travailleurs dans le non-marchand flamand est lui obtenu, tout comme un remboursement partiel du coût des transports pour les travailleurs des soins à domicile. Dans les soins pour les handicapés chaque travailleur A1 sera payé selon son diplôme. A côté de cela, les syndicats ont aussi obtenu que l’accueil en dehors de l’école des enfants soit finalement repris dans l’accord et ils ont pu stopper la création des nouveaux statuts précaires.

Globalement on peut donc parler d’un accord modéré. Les conditions de travail et les salaires sont améliorés, mais l’écart salarial de 10,5% envers les autres secteurs n’est pas structurellement resolu. L’application de la semaine de 36 heures n’a pas été obtenue et dans la création des emplois supplémentaires, le gouvernement flamand a utilisé le même truc que son collègue fédéral. Par exemple : une partie des moyens de l’accord sur plusieurs années vont vers des mesures qui ont été prises dans d’autres dossiers.

L’accord reste limité et dans la ligne de l’accord fédéral. La déception chez beaucoup de syndicalistes est compréhensible après la lutte exemplaire de ces derniers mois. A cause de cette expérience de lutte et de la conviction qu’on pouvait et devait imposer des concessions, on s’attendait à beaucoup plus. De l’autre côté, il y a aussi quelques concessions qui ont été obtenues au niveau flamand et donc, obtenir plus était sans doute difficile au vu de l’accord dans le secteur fédéral.

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