Somers élu de justesse

Les élections pour la présidence du VLD ont été gagnées par Bart Somers avec un peu plus de 50% des voix. On évite ainsi de justesse un douloureux deuxième tour entre Somers et Jean-Marie Dedecker. Celui-ci s’était érigé au rang de représentant de l’aile droite du parti pendant la campagne et a, pour sa part, obtenu presque 40% des voix. Au total, moins de 40% des membres ont voté lors de ce point culminant de la «démocratie civique».

Karel MortierDedecker trouve que la ligne du VLD est trop à gauche. Il trouve également qu’on doit pouvoir discuter et coopérer avec le Vlaams Blok/Belang. A ce propos, il voudrait organiser un référendum interne au parti. De son côté, le ministre des affaires Etrangères Karel De Gucht a affirmé que le Vlaams Belang était un parti dirigé par des fascistes et qu’on devait en tenir compte. Le président de la Chambre et membre du VLD Herman De Croo a pour sa part déclaré qu’il quitterait le VLD si celui-ci en venait à collaborer avec le Vlaams Belang.

Il est clair qu’au fur et à mesure où l’on se rapprochera des élections communales de 2006, les tensions ne feront que croître au sein du VLD. Au niveau local, la pression pour collaborer avec le Vlaams Belang afin de former une majorité de droite va monter dans certaines régions.

Bart Somers, qui n’a gagné que de justesse ces élections, aura la tâche difficile de serrer les rangs et rétablir le calme dans le parti. Il a déclaré, lors de son discours de la victoire, que si on s’en prend au président, on s’en prend à tout le parti et il a appelé à l’unité au sein du VLD. Le parti doit être plus énergiquement un parti libéral et ce n’est, selon lui, un glissement ni vers la droite, ni vers la gauche. Alors que les libéraux du VLD parlent de libéralisme de droite et de gauche, les ministres du SP-a, eux, mènent une politique libérale tout court et sans faire de longs discours.

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