Des néo-nazis essayent en vain de bloquer une réunion des Etudiants de Gauche Actifs

Anvers: Charge violente repoussée

Ce jeudi 8 octobre au soir, un petit groupe de néo-nazis a essayent d’empêcher la tenue d’une réunion d’EGA. Leur charge a été stoppée par un groupe combatif de jeunes de gauche. Cet acte d’extrême-droite était le fait d’un groupe qui s’appelle les “camarades autonomes”, un nom qu’utilise le NSV – l’organisation étudiante officieuse du Vlaams Belang – pour commettre des actions violentes.

Communiqué de presse des Étudiants de Gauche Actifs / Actief Linkse Studenten

L’atmosphère était particulièrement tendue à l’université d’Anvers ces derniers jours: l’extrême-droite avait publiquement physiquement menacé une réunion de jeunes de gauche. Les Étudiants de Gauche Actifs avaient été indignés.

Ainsi, une réunion publique d’EGA au sujet de la crise du capitalisme et de la réponse marxiste face à celle-ci a été victime de la violence orchestrée par l’extrême-droite.

Un groupe qui s’appelle les “Camarades Autonomes” (mais qui en fait est composé de membres du NSV, le groupe étudiant du Vlaams Belang) avait annoncé qu’ils prévoyaient d’empêcher la tenue de la réunion d’EGA. C’était selon leurs propres dires en représailles de l’interdiction, de la part de l’université, du meeting du NSV qui devait accueillir le dirigeant d’extrême-droite britannique Nick Griffin, condamné pour négationnisme et racisme.

Ce 8 octobre, EGA avait choisi de repousser et de bloquer cette attaque. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait; nous nous sommes physiquement défendus et avons littéralement dû nous battre pour repousser la charge d’une vingtaine de néo-nazis. En définitive, l’attaque a été manquée et les néo-nazis ont dû battre en retraite, notre prépondérance numérique était trop forte.

Cette violence, une première à l’Université d’Anvers. Il est assez étrange de remarquer que la police n’est intervenue qu’après que la charge ait été repoussée, et simplement pour un contrôle d’identité. Visiblement, le fait qu’un groupe de jeunes cagoulés attaque une réunion étudiante n’est pas considéré comme un danger. Pourtant, plus tôt dans l’année, un meeting n’avait déjà pas pu se tenir suite à une action similaire et cette attaque avait été publiquement annoncée.

Les Étudiants de Gauche Actifs dénoncent cette violence et veulent y répondre, mais pas avec la terreur et la violence, qui sont les méthodes de l’extrême-droite. Nous voulons informer et mobiliser les étudiants et les membres du personnel de l’université.

EGA-Anvers a mené campagne durant plusieurs jours à l’université pour son meeting d’ouverture au sujet de la crise capitaliste et de la réponse marxiste à celle-ci. Les réactions parmi les étudiants étaient positives, une certaine polarisation s’est même développée, avec un nombre croissant d’étudiants prenant ouvertement position pour les idées du marxisme. Nous avions déjà pu remarquer l’ouverture pour ces idées à l’occasion des autres meetings d’ouverture dans les autres universités du pays et il n’en a pas été différemment à Anvers puisqu’environ 70 personnes ont participé au meeting (dont une quinzaine qui a dû rester dehors pour protéger le meeting).

Les néo-nazis chargent

la présence d’une organisation étudiante combative de gauche à l’université d’Anvers était déjà une horreur aux yeux de petites groupes d’extrême-droite. De plus, le NSV, le cercle étudiant du Vlaams Belang, n’avait pas pu organiser son meeting avec le dirigeant de l’extrême-droite britannique Nick Griffin. Par la force des choses, le NSV avait dû aller dans une petite salle dans la ville. Quelques personnes du NSV avaient alors affirmé qu’ils essayeraient d’empêcher la tenue de la réunion d’EGA.

Sous le nom de “Camarades Autonomes”, il a été annoncé qu’il y aurait résistance pour que les “étudiants anversois ne soient pas endoctriné par les positions néo-marxistes d’EGA”. Le “néo” était superflu… Cela rappelait une action qui s’était déroulée plus tôt dans l’année: le 17 mars, un groupe de membres du NSV (là aussi sous le nom de “Camarades Autonomes”) avait soudainement pénétré dans une réunion d’EGA, rendant sa poursuite impossible.

Nous avions décidé de ne leur donner aucune chance et d’organiser la défense de la réunion. Cela n’a pas été inutile, comme nous avons rapidement pu nous en rendre compte. Un groupe de 15-20 néo-nazis cagoulés ont essayé de rentrer dans le bâtiment. Ce groupe a alors chargé les membres d’EGA présents qui se sont défendus et ont fermé l’entrée. Les néo-nazis ont continué à se battre, et quelques coups les ont forcé à partir.

Cette attaque clarifie que les jeunes d’extrême-droite sont prêts à recourir à la violence pour imposer leur agenda politique. Cette violence fasciste est inacceptable, et doit être répondue. La police n’est intervenue qu’après la charge, et seulement pour faire un contrôle d’identité. Nous nous demandons si des dommages leurs seront exigés pour les dégâts causés, notamment aux portes d’entrée de l’université. Il est étrange qu’une réaction plus forte n’ait pas été prévue, surtout que l’attaque avait été publiquement annoncée – l’approche très répressive de la criminalité ne touche pas tout le monde de la même manière. La défense des jeunes de gauche a été laissée à ces mêmes jeunes de gauche. Nous nous en souviendrons pour nos prochaines activités à Anvers.

Les Étudiants de gauche Actifs appellent tous les jeunes à devenir actifs dans la résistance organisée contre l’extrême-droite. Nous n’y arriverons pas avec en nous abaissant à leurs propres méthodes de terreur et de violence, mais mais en faisant parler la force du nombre. Ensemble, on est plus forts, à la fois pour marginaliser leur violence et pour la faire connaître. Dans les couches larges de la population, il n’y a que de la réprobation pour ce genre de comportement asocial.

Un meeting réussi

Le meeting était par ailleurs un succès. La participation était bonne (une soixantaine, dont une quinzaine de personnes qui participaient pour la première fois à une réunion de ce type) et les trois orateurs, Thomas, Silke et Jarmo, des étudiants d’Anvers, ont pu faire leurs interventions pour lancer la discussion.

La discussion avec la salle a porté sur de nombreux sujets, de l’interdiction du port du voile au type de révolution dont nous avons besoin. L’ouverture pour les idées et la volonté d’en débattre était grande. Nous trouvons important de les poursuivre autour de divers thèmes: contre le chômage parmi les jeunes, contre l’extrême-droite,…

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